08.12.2006
On a déménagé

Pardon de vous prévenir aussi tardivement, mais nous avons déménagé notre blog à trois LÀ. En particulier pour des raisons techniques, mais nous n'allons pas faire de la mauvase pub à Hautetfort qui nous a permis de mettre à l'eau des blogs.
Nous espérons vite avoir de nouvea la joie de vous accueillir sur Allons Enfants.
Corinne, Martingrall et Carole
Allons Enfant est mort Vive Allons Enfants !!!
19:31 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04.12.2006
La république SarkoMe-Kiss
SarkoMe-Kiss. La république des blogs. Une raie publique pas très Net
Proposé par martingrall
Pchitt friuté – la candidature de Nicolas a fuité !
Le secret du Polichinelle d'Ajaccio qui s'est pris les haut talons dans le tapis. Pour annoncer sa candidature officielle , après avoir longtemps hésité sur le choix des talons, l'aspirant de l'UMP s'est finalement tourné vers la presse quotidienne régionale et ses 18 millions de lecteurs. L'interview, réalisée dans le plus grand secret par les deux patrons de la totalité de la rédaction des six organes de propagande sarkoziste (Ouest France, l'Est Républicain, La Montagne, La République du Centre, l'Alsace et l'Yonne républicaine) a été envoyée mercredi 28 novembre à tous les quotidiens régionaux et départementaux outremer et tombe compris, pour publication le lendemain. Las, Monsieur Edmond proprio du « le quotidien Libération sur Internet,» le soir même, cassait l'embargo (c'est-à-dire l'accord sur les délais de parution de l'actualité de la presse de propagande sarkoziste) en publiant en ligne l'intégralité de l'interview de l'aspirant président. Et comme on gausse dorés navrant la candidature Sarkozy, elle a fait...Pschitt !! Mais!
Ôtant ses haut talons not aspirant d'Ajaccio lance son Waterlo*, eureka en belge, l'histoire c'est toujours pas son fort pour quelqu'un qui vise le château! Donc!
Fan d'avec son pote RDdV du site de musique, MusicMe. Voilà que not'Aspirant étend le concept au Web politique français, qui a décidé de cartographier de façon assez ludique sous forme de ronds (des noeuds), on ne rit pas. Chacun (des noeuds) représentera un site (parti politique, blogs). L'idée est de quantifier l'importance et l'influence de SarkoMe au sein de la blogosphère politique. La représentation graphique du site SarkoMe sera d'autant plus grande qu'il sera fréquemment cité sur le Net. Une vue générale donnera une cartographie de l'appartenance politique des sites référencés (plus de mille au total). Ainsi ! Donc!!
Au 30 novembre, c'est le PSegoMe qui l'emporte avec 236 sites, devant l'UDF BayrouMoi (206). SarkoMe (2) dont un Lemeurien. La panne ben oui! Ben tiens!
L‘équipe de bras cassés, ho pardon, de demi-litants sarkozystes sont dans la peine parce que dans le Buzzzzzzz web politique ils sont bons dernier sans S, mais ils débutent!
A la première place SargoMe avec 230 déjà! Eux et BayrouMoi 206 soit quatre par litants plus qu’entiers. (Avec un double S)………. Plus loin ! mais faut pas humilier ! SarkoMe. Ben lorsque l’on récupère des litants du borgne il faut s’attendre à se qu’ils lèvent le coude et pas les poignets. Question de bistrot ! Parce que ! Ho rage!
IE7 sans double coeur et sans mémoire très mais alors très lourde ça plante! Donc!
Notre aspirant jardinier d'Ajaccio a double coeur se lamentait, C'est falbala ou C'est Cilia!
Ha ben! Le mi litant Intel, pas l'autre fait dans le quatre coeur!
Ho! Ben! La raie publique des blogs, c'est pas encore très très net.
11:40 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.12.2006
CONSEIL CONSTITUTIONNEL - ELECTION PRESIDENTIELLE 2007
Bon l
Bon. Bons caramel esquimaude chocolat! Les trois candidats se sont déclarés!
Hier de son Béarn François Henri à la surprise générale s'est engagé dans l'investiture des français. Avec l'autre surprise Nicolas Sarkozy un juste jour plus tôt et Ségolène Royal depuis une semaine bientôt.
Ainsi donc les trois qui influenceront notre futur se présentent à nos suffrages. Mais!
En toute liberté l'effervescence est cadrée. Donc !
Comment et pourquoi les cinq cents signatures sont obtenues et surtout qui peut les refuser!
Qui peut interdire la présentation d'un candidat. Pourquoi et comment un parti politique minoritaire, ils le sont tous, peut avec moins de 15% des électeurs, parce que justement on ne veut plus d'eux, comment, cette minorité peut institutionnellement interdire la démocratie.
Donc, un peu de l'incarcération politique à la Française. Un peu long ! Mais c'est de nos vies dont nous parlons!
LA PUBLICATION DES PARRAINAGES : HISTORIQUE
1958 : L'ordonnance n° 58-1064 du 7 novembre 1958 dispose que c'est le Gouvernement qui « assure la publication de la liste des candidats… préalablement établie par le Conseil constitutionnel au vu des présentations qui lui sont adressées… par au moins cinquante membres dudit collège ».
En outre : « Les noms et les qualités des membres du collège qui ont proposé les
candidats inscrits sur la liste ne sont pas rendus publics ».
1962 : Le nombre des parrainages passe à cent, parmi lesquels doivent figurer des élus d'au moins dix départements ou territoires d'outre-mer différents.
De plus : « Les noms et les qualités des membres du collège qui ont proposé les candidats inscrits sur la liste ne sont pas rendus publics ».
1976 : Le nombre des parrainages passe à cinq cents, parmi lesquels doivent figurer des élus d'au moins trente départements ou territoires d'outre-mer différents.
Une publicité des noms des présentateurs est pour la première fois prévue : « Le nom et la qualité des citoyens qui ont proposé les candidats inscrits sur la liste sont rendus publics par le Conseil constitutionnel huit jours au moins avant le premier tour de scrutin, dans la limite du nombre requis pour la validité de la candidature ».
Les modalités de cette publication ont été arrêtées à partir des trois solutions qui se présentaient au Parlement (cf. rapport de M. Krieg) :
celle qui a été retenue, consistant à préciser dans la loi qu'il n'y aurait lieu à publication que des seuls noms des parrains dont le nombre minimum est exigé ;
celle, rejetée, qualifiée de plus simple et radicale, consistant à préciser que le nombre requis de signatures n'est pas un nombre minimum, mais un nombre suffisant, ce qui conduisait à supprimer dans le projet initial les mots « au moins » ;
celle, également rejetée, proposée par M. Charles Bignon, consistant à reporter après la proclamation du scrutin la publication de la liste des signataires.
Observations du Conseil constitutionnel
1974 : « La présentation d'un candidat à l'élection du Président de la République est un acte politique grave. Il importe donc de l'entourer de toute la solennité nécessaire. A cette fin, il y aurait lieu, d'une part, d'exiger que les présentations fussent établies sur des formulaires officiels tenus à la disposition des citoyens et, d'autre part, de rendre publique, pour chaque candidat, la liste des auteurs de présentation ».
1988 : « L'article 3-I de la loi du 6 novembre 1962, tel qu'il a été complété par la loi organique n° 76-528 du 18 juin 1976, prévoit que le nom et la qualité des citoyens qui ont proposé les candidats inscrits sur la liste sont rendus publics par le Conseil constitutionnel, dans la limite du nombre requis pour la validité de la candidature. Le décret n° 76-738 du 4 août 1976 a précisé que cette publicité était assurée par la publication de la liste au Journal officiel.
Du 12 au 15 avril 1988, le Conseil constitutionnel a procédé, à titre d'information, à l'affichage dans ses locaux, de la liste intégrale des citoyens ayant régulièrement présenté un candidat. Il estime souhaitable, compte tenu de cette expérience, que soit publié au Journal officiel le nom de tous les présentateurs. »
2002 : « L'expérience de 2002 a mis à nouveau en lumière l'acuité du problème de la publicité des présentations. Comme il en a émis le vœu depuis 1974, le Conseil constitutionnel estime essentiel que soit rendue publique, pour chaque personnalité présentée, la liste intégrale de ses présentateurs. Conforme à l'égalité entre élus qui présentent un candidat comme à la transparence de la vie démocratique, cette publicité serait matériellement facilitée par l'usage d'Internet. Elle se heurte toutefois aux termes du dernier alinéa du I de l'article 3 de la loi organique du 6 novembre 1962. Cet alinéa pourrait être remplacé par le suivant : « Huit jours au moins avant le premier tour du scrutin, le Conseil constitutionnel rend publics le nom et la qualité des auteurs des présentations qu'il a validées » ».
2006 : Le Parlement n'ayant pas suivi les préconisations du Conseil constitutionnel et maintenant l'interdiction faite par la loi du 6 novembre 1962 de rendre publiques plus de 500 présentations par candidat, le Conseil décide de s'en tenir à l'avenir à la diffusion de 500 noms de présentateurs par candidat prévue par la loi.
11:50 Publié dans grosse panique à bord | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
02.12.2006
Enfants soldats
Enfants soldats, Le rapport de l'ONU cite notamment la Birmanie et le Soudan
Un nombre alarmant d'enfants sont exploités, Mme Sanders interpelle le Conseil de Sécurité de l'ONU.
Proposé par martingrall.
Cette journée internationale de la lutte contre le sida, met ne exergue la contamination des enfants enrôlés de force dans les armées de libération ou de propagation.
Aujourd'hui ce sont encore plus de 700 000 milles enfants qui n'ont pour seule ressource la nourriture de la cantine militaire.
Par Judy Aita
New York (Nations unies) - Selon l'ONU, la Birmanie et le Soudan sont deux des pays où le recours à des enfants soldats persiste bien que la communauté internationale leur ait demandé à plusieurs reprises de mettre fin à cette pratique. Ces deux pays figurent dans le rapport que le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, a soumis au Conseil de sécurité et dans lequel il cite 38 groupes de 12 pays qui utilisent des enfants dans des conflits armés.
Lors d'un débat d'une journée, le 28 novembre, le Conseil de sécurité a examiné la situation et a condamné avec force l'enrôlement et l'utilisation d'enfants dans les conflits armés, les meurtres et mutilations d'enfants, les viols, les enlèvements et la privation d'aide humanitaire.
« Il importe que l'ONU, le Conseil de sécurité et nos États continuent de consacrer leur attention à la question des enfants dans les conflits armés, en particulier vu les estimations alarmantes selon lesquelles quelque 300.000 enfants participent à l'heure actuelle à une trentaine de conflits dans le monde entier », a dit la représentante des États-Unis chargée des affaires politiques spéciales, Mme Jackie Sanders.
Le sort des enfants soldats est particulièrement sombre en Birmanie, au Soudan, dans certaines régions de la République démocratique du Congo et dans le nord de l'Ouganda où sévit l'Armée de résistance du Seigneur. Cette dernière a enlevé près de 25.000 enfants, « qui sont souvent obligés de participer à des actes de violence extrême, notamment de battre ou de massacrer à coup de machette d'autres enfants qui avaient tenté de s'échapper. Des filles de 12 ans à peine sont données comme « épouses » à des commandants. »
On pense que la Birmanie est le pays qui compte le plus grand nombre d'enfants soldats. L'association Human Rights Watch a documenté l'enrôlement forcé de garçons âgés seulement de 11 ans dans l'armée nationale de la Birmanie, a dit Mme Sanders en ajoutant que les forces birmanes se servaient du viol des adolescentes et des femmes des minorités Shan, Karen, Karenni et autres comme instrument de guerre.
Bien que le régime militaire birman admette l'existence de l'enrôlement d'enfants et qu'il prétende avoir sanctionné cinq responsables et établi une commission en vue d'empêcher cette pratique, des informations continuent d'indiquer que le recrutement d'enfants soldats n'a pas cessé dans ce pays.
Au Soudan, aussi bien les forces armées soudanaises que l'Armée de libération du peuple soudanais recrutent des enfants. Au Darfour, les forces gouvernementales et paramilitaires, les milices djandjawids, la faction de l'Armée de libération du Soudan dirigée par Minni Minawi, et les forces d'opposition tchadiennes recrutent et utilisent des enfants. Selon M. Kofi Annan, « on estime que des milliers d'enfants sont encore associés avec les forces et les groupes armés au Darfour et ont joué un rôle actif dans le conflit entre mai et juillet 2006 ».
En outre, la pratique consistant à commettre des violences sexuelles sur des adolescentes et des femmes d'ethnies différentes persiste, en particulier dans les zones comptant de nombreuses personnes déplacées. D'après l'ONU, quelque 40 % des victimes ont moins de 18 ans, et un grand nombre de ces agressions sont effectuées par des soldats.
Mme Sanders a demandé au gouvernement du Soudan, qui est signataire de la Convention sur les droits de l'enfant et du protocole facultatif concernant la participation d'enfants aux conflits armés, d'accepter sa responsabilité pour l'enrôlement d'enfants soldats et de prendre immédiatement des mesures pour y mettre fin.
Pour sa part, l'association Human Rights Watch souhaite que le Conseil de sécurité prenne des mesures plus énergiques et qu'il applique des sanctions à ceux qui ont recours à des enfants soldats. M. Jo Becker, qui fait partie de cette association, a déclaré à ce propos : « Ces groupes continueront d'utiliser des enfants tant qu'ils n'en subiront pas les conséquences. Le Conseil de sécurité devrait se servir de son pouvoir pour punir les groupes qui ruinent la vie d'enfants vulnérables et pour leur appliquer des sanctions. »
Par ailleurs, malgré les mesures visant à mettre fin à l'exploitation sexuelle d'enfants par le personnel des forces de maintien de la paix de l'ONU, cette exploitation persiste, indique le rapport de l'ONU. De janvier 2004 à août 2006, des enquêtes portant sur 313 membres de ce personnel ont abouti au licenciement de 17 civils et au renvoi chez eux de 17 policiers et de 141 militaires. En outre, 85 autres affaires font encore l'objet d'une enquête.
Parmi les autres groupes armés qui ont recours à des enfants et qui sont cités dans le rapport de l'ONU figurent les Tamil Tigers au Sri Lanka, les Maoïstes au Népal, cinq groupes en République démocratique du Congo, des milices affiliées avec le camp présidentiel et les forces armées des Forces nouvelles en Côte d'Ivoire, l'Alliance pour le rétablissement de la paix et le contre-terrorisme et l'Union des tribunaux islamiques en Somalie, ainsi que des groupes de guérilla aux Philippines et en Colombie.
Mme Sanders a indiqué que les États-Unis appuyaient la surveillance active des États et des groupes armés cités dans le rapport de l'ONU, les pourparlers avec les États et les groupes armés en vue d'élaborer des plans visant à supprimer le recours à des enfants soldats, ainsi que la poursuite des efforts destinés à mettre fin à l'exploitation sexuelle des enfants.
Pour la période de juillet à décembre 2006, l'ONU a consacré plus de 34 millions de dollars à la prévention du recrutement des enfants soldats et à la facilitation de leur démobilisation et de leur réinsertion sociale.
09:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.11.2006
20 centimes contre le SIDA
Proposé par carole
Enfin une bonne nouvelle pour la prochaine journée mondiale de lutte contre le SIDA, ce vendredi 1er décembre 2006. Les préservatifs pas chers reviennent sur le marché français. Au départ destinés aux buralistes, les pharmaciens aussi veulent les avoir dans leurs officines. Non seulement pour 1 euro, vous avez 5 capotes mais en plus une partie de la somme est reversée à l'association AIDES, l'un des initiateurs du projet.
Merci à AIDES et à ses partenaires pour ce projet, chacun y a mis de sa poche pour disposer d'un stock de 6 millions de préservatifs constamment et s'assurer que les préservatifs à 20 centimes d'euros seront une réalité qui dure. Je suis sûr qu'ils seront un pilier essentiel de la prévention envers les ados, et peut-être les plus âgés qui eux aussi ont oublié le réflexe de sortir couvert.
Et pour soutenir les séropositfs n'oubliez pas d'accrocher sur votre veste ou manteau un petit ruban rouge.
21:47 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : SIDA, préservatif, journée mondiale de luttre contre le sida, santé
Chirac seul! Tous des montebourisés.
15:05 Publié dans un je ne sais quoi un presque rien | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
La France, Mon fromage.
Proposé par martingrall
Jacques Chirac est un homme seul ! Politiquement, pas tout à fait, restent quelques grognards, quelques moules accrochées aux soubassements du château, mais Il est seul. Son regard de loup s‘estompe peu à peu pour laisser place à une grande lassitude. La lassitude de l’échec. Un regard de soldat sur la plaine de corps sanglants et de cœurs morts enchevêtrés, des fumeroles, des brancardiers, des gémissements. Sa France de Français.
Le jour de son anniversaire, il déploya tout son talent, pour rire devant son gâteau et la première Dame D’Estonie. Le cœur ailleurs.
Son sherpa et Claude lui transmettent toute la vie française en temps réel. Un sourire, amer, ‘’ Sarkozy vraiment con se faire doubler par ses amis de fric presse’’.
Une perte de contrôle silencieuse, une colère enfouie de plus.
La loi Boorlo détournée de son rôle d’égalité des chances.
Alors qu’il avait préparé ses services à la personne, tout spécialement pour l’assistance technique TIC, Technilques de l’Information et de Communication, et en particulier pour l’assistance technique en Soft et hard. Ce service représentant plus de cinquante milles emplois pour les jeunes des cités. Sauf que !
Ce gâteau dont l’intervention minimum est déjà affichée -99 euros- pour le seul déplacement, les quatre groupes de distribution Casino, Auchan, Carrefour, Leclerc se le partage. Quelques prétextes raclures pour la poste. Le salaire des intervenants prestataires de service est de 450 euros par mois.
Que du gras pour ces quatre là ? Encore plus de gras.
Il ne leur suffit plus de détruire l’intégralité des entreprises de main d’oeuvre en France, Well, Dim, etc, électroménager, brun et blanc, le textile, ils étouffent les entreprises de service naissantes.
Et pourtant fringuant énarque, C’est lui qui a donné le coup d’envoi du scandale du remembrement des petites terres agricoles pour le plus grand profit de quelques uns.
Aujourd’hui tous les français le paye de leur santé. Une pomme représente 55% de pesticide utilisés pour compenser les oiseaux et assécher la terre.
Alors Royal ! L’emploi dans les quartiers ?
« nous interviendrons avec la grande distribution » Discours de cet été à la Rochelle.
Tiens elle aussi savait avant tout le monde.
Jacques Chirac est un homme seul. Comme tous les puissants.
08:50 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : politique, chirac, royal
29.11.2006
Ségolène et Nicolas en chanson
Nous ne sommes pas encore des pros des blogs. Alors en attendant qu'on arrive à mettre en accès direct les vidéos, je vous envoie découvrir sur les conseils de corinne cette petite chanson de Khalifa.
Bonne écoute à tous, carole.
22:23 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, Nicolas, Khalifa, chanson
Ils viennent même me chercher chez moi
22:21 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Le droit au logement
Le droit au logement est un droit inaliénable………..
Le droit au logement est reconnu comme droit social depuis 1946.
Au niveau international, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 reconnaît dans son article 25-1 que le droit au logement fait partie des droits sociaux : "Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux,les services sociaux nécessaires".
Ce droit est réaffirmé dans la loi du 31 mai 1990, visant justement à la mise en oeuvre du droit au logement et dont l’article premier stipule : "garantir le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation".
Le volet logement constitue une part importante de la loi de lutte contre les exclusions de 1998. Les principales mesures concernent le renforcement des mesures de prévention des expulsions locatives, la réforme des attributions des logements, la mobilisation de la vacance des logements, et la lutte contre l’insalubrité. La loi SRU confirmant le droit à un logement décent impose ces mesures.
![]()
Les derniers rapports du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, ceux publiés en 2002 développent la réflexion sur la mise en oeuvre d’un "droit au logement opposable" qui donnerait à la collectivité, non plus une simple obligation de moyens, mais une obligation de résultat.
Ainsi donc,
- Dans son rapport remis en 2002, le Haut Comité au logement pour les personnes défavorisées, s’alarmait du maintien à un haut niveau des chiffres des expulsions de locataires et préconisait un certain nombre de mesures pour une meilleure application du principe de prévention des expulsions.
Pourtant la loi de lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998 a mis en place une nouvelle procédure de prévention des expulsions locatives pour impayés de loyer : ce dispositif constitue un des volets essentiels de la lutte contre les exclusions. Il s’agit de favoriser la prévention pour éviter l’expulsion.
Ainsi, la saisine de la Section départementale des aides publiques au logement (SDAPL) ou de la CAF est rendue obligatoire pour rechercher, en accord avec le bailleur social, des solutions adaptées à la situation des familles bénéficiaires d’aides au logement.
D’autre part le Préfet a désormais un rôle central puisqu’il est automatiquement informé, deux mois avant l’audience, de toute assignation des locataires et doit diligenter une enquête sociale, mobiliser les acteurs, informer le juge avant le terme de ce délai de 2 mois institué par la loi.
En mai 2004, constatant des situations humainement inacceptables, Jean-Louis Borloo en accord avec l’Union sociale pour l’habitat qui regroupe les fédérations d’organismes HLM, prennent la décision de mettre en place un dispositif exceptionnel de prévention des expulsions dans l’ensemble des logements HLM pour les locataires de "bonne foi"
..."Nous assistons à une érosion continue du parc de logements à bas loyers tant privés que sociaux, qui se traduit par des difficultés croissantes d’accès au logement pour les ménages les plus démunis. Dans une société globalement riche, force est de constater que le droit au logement n’est pas encore une réalité pour tous" affirmait Louis Besson, secrétaire d’Etat au logement, lors de la rencontre nationale du logement au CNIT La Défense, le 5 juin 1998. Et donc !
Revenus : une vie désormais plus difficile ? (lundi 20 novembre 2006)
- Dans le cadre de la préparation de la Conférence sur l’emploi et les revenus prévue pour le 14 décembre 2006, Jacques Delors, président du Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC), a remis le 17 novembre au Premier ministre un rapport intitulé "La France en transition – 1993-2005".
Ce rapport insiste sur le sentiment répandu « d’une vie désormais plus difficile », sentiment lié principalement, selon les rapporteurs, à la croissance de la précarité (alternance de contrats courts, d’intérim, de temps partiel et de période de chômage) : chaque année 40% des salariés connaissent une baisse de leur revenu (baisse qui atteint ou dépasse 15% pour 20% d’entre eux). Aussi difficile apparaît la situation des jeunes qui sortent de l’école sans diplôme (190 000 par an) et qui cumulent faible rémunération et forte instabilité de l’emploi, une grande partie d’entre eux n’ayant d’ailleurs accès ni à l’indemnisation du chômage ni au RMI.
Le CERC est notamment chargé de contribuer à la connaissance des revenus, des inégalités sociales et des liens entre l’emploi, les revenus et la cohésion sociale. Outre un rapport de synthèse périodique sur ces sujets, il peut, de sa propre initiative ou à la demande du Premier ministre, produire des rapports particuliers. Hé donc![]()
HE DONC HE DONC !
Le Sénat vient de publier son étude (trois ans et trente millions d’Euros) sur les quartiers et propose 70 mesures phare pour les quartiers et les logements sociaux.
- Première grande mesure.
Création d’un grand ministère de la ville.
- Seconde grande mesure.
Tout va bien ! Depuis 1973 tout ce qui a été fait doit être poursuivi et quelques rares fois complété.
- Troisième grande mesure.
Sortir la Seine Saint Denis du droit Français.
- quatrième grande mesure.
Développer le co-voiturage pour déployer le transport collectif.
Tiens c’est également la première mesure phare du programme UMP écologie qui reprend la seconde mesure phare d’écologie pour tous de Nicolas Hulot.
HE DONC HE DONC
Le Sénat vient de publier un rapport démontrant le bien fondé de la loi de Robien.
Abattement d’impôt de 45000 euros pour investir dans le parc de logement privés à loyer libre.
2006 les retards de loyer ont régressés passant de 17% 1992 à 12% 2002. Ces retards sont essentiellement activés dans les classes sociales supérieures et dont la cause est foncièrement due aux trente-cinq heures et aides financières à l’inactivité, et les retards de chantier en découlant.
C’est vrai que le sénat nous aime, un peu beaucoup, passionnément, PAS DU TOUT.
Ne vous en faites pas ne changez rien !
Parce que pour 70% des français, c’est tout pareil.
Nous aimons nos femmes et hommes politiques un peu beaucoup mais surtout pas du tout.
28.11.2006
Communiqué
Tous frais du conseil des sinistres de 13h00- La politique du livre.
Le ministre de la culture et de la communication a présenté une communication sur la politique du livre.
Le secteur du livre, troisième industrie culturelle en France avec un chiffre d'affaires d'environ trois milliards d'euros pour l'édition, est dynamique grâce à l'importance de son marché intérieur et à l'énergie et au poids de ses grandes entreprises. Il est toutefois fragilisé du fait des mutations des pratiques de lecture et des effets de la révolution numérique.
Face à cette évolution, le Gouvernement a défini une nouvelle politique du livre qui vise à la fois à accompagner ce secteur dans ses mutations par des aides renforcées et également à anticiper les évolutions en modernisant l'action publique.
1.- Le renforcement du soutien public se traduit pour 2007 par une augmentation de 6,8 % des crédits consacrés au livre et à la lecture. Ces moyens nouveaux permettent :
- de créer de nouveaux dispositifs de soutien et de renforcer ceux consacrés par le Centre national du livre aux acteurs de la chaîne du livre. En allouant quatre millions d'euros de plus aux auteurs, éditeurs et libraires, l'État accompagne la créativité, la diversité et l'indépendance du secteur tout entier ;
- d'augmenter de 10 millions d'euros la contribution française à la Bibliothèque numérique européenne, qui mettra la technologie au service du patrimoine, mais aussi de la création éditoriale ;
- de poursuivre le chantier de rénovation du site Richelieu (Bibliothèque nationale de France et INHA) ;
- de soutenir les efforts des collectivités territoriales en matière de lecture publique par l'instauration d'un concours en investissements unique et modernisé de 76 millions d'euros, géré en liaison avec le ministère chargé des collectivités territoriales.
2.- Au delà de cet effort quantitatif, une réflexion sur la modernisation de l'action publique dans le secteur du livre est engagée. Elle repose sur un audit de modernisation et sur une mission de concertation interprofessionnelle et de prospective intitulée « livre 2010 ».
Au terme d'une vaste concertation (une dizaine de tables rondes et un colloque sur l'avenir du livre organisé à Paris en février 2007), il s'agira de définir la meilleure organisation possible des services de l'État intervenant en direction de la chaîne du livre et de se donner une vision stratégique de la politique du livre.
Vous avez bien compris Grace aux INDUSTRIELS du livre.
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27.11.2006
QU’EST-CE QUE TU DIS ?
Proposé par Corinne
Ne remarquez-vous pas qu’il est simple de ne pas entendre ou de faire semblant de ne pas entendre ?
Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut RIEN entendre.
Hier, je déjeunais avec quelques amis qui partagent ma vie depuis plus d’une décennie.
Une amie m’a lancé, « Et toi, qui est ton candidat ? »
J’ai fait la moue. Personne n’a donné une réponse précise. De tous ceux qui sont « nominés », aucun ne remportait les suffrages autour de la table. L’élection présidentielle a été écartée très vite de la discussion pour faire place à des questions du jour.
L’un de nous a dit pensif : « Personne n’est capable d’entendre, d’écouter ce que chacun a à exprimer. Regardez le fait divers du week-end. La jeunesse excitée, assoiffée de haine, de violence semble dire « Mais qu’est-ce que vous attendez pour nous foutre des coups de pieds dans le cul ? ». Non, au lieu de cela on embraye sur l’antisémitisme, le racisme. Ce qui arrange les affaires de certains. »
Cet ami est éducateur social de formation. Depuis peu, il a rejoint une espèce de bureau qui gère les familles surendettées. La « fracture sociale », il se la prend dans la tronche tous les jours. Il n’est pas de droite. Ca évitera les glissements que pourrait provoquer la teneur de ses propos. La jeunesse haineuse qui crache à la gueule de la société et du système, qui insulte les profs, qui ne respectent plus ni père, ni mère, ni sœur, il la pratique depuis des années.
Il a vu la progression de la violence, la montée de toutes les formes possibles de la discrimination. Récemment, il me confiait pourquoi il avait changé de poste. « Nous ne servons plus à rien. Il n’y a pas de moyens suffisants pour faire un suivi des jeunes. »
Il poursuivait son récit. Trop de dossiers, trop de « clients », trop d’obstacles administratifs, trop d’interlocuteurs entre « lui et le jeune », trop d’intermédiaires inefficaces, insuffisants, incompétents. « Je n’ai plus d’énergie. Ca vois-tu, c’est très grave. Les « éduc » que je connais, baissent les bras, tout comme moi. »
A force de faire du rafistolage, du provisoire dans le traitement social. N’était-ce pas à prévoir ?
C’est quoi du rafistolage ? Des stages de formation, des tentatives de réintégration de l’Education Nationale pour d’autres, des petits boulots qui ne conduisent nulle part -sans rémunération-, des allers et retours fréquents devant la justice pour certains.
« Tu comprends, les mômes ne sont pas dupes. Ils n’attendent rien de personne. »
Sur ce, il me dit qu’il faut en finir avec les stéréotypes médiatico-politiques.
Les jeunes ne vivent pas tous de l’économie souterraine. Ils ne sèment pas tous la terreur dans leurs cités. « Ces mômes-là sont en crise d’identité, de reconnaissance. Pire que tout, d’apprentissage, de savoir, de connaissances. Prends-les individuellement, ils ont tous quelque chose à donner, à recevoir. »
Cet ami a postulé pour une nouvelle fonction en croyant qu’elle lui offrirait davantage de moyens. Six mois après, le bilan est alarmiste. « C’est une merde. Il n’y a plus de fric. Tous les budgets sont réduits, mal répartis, distribués. »
Que dire à une mère qui n’a pas de quoi nourrir sa progéniture ?
Comment conseiller à des parents largués par la société d’être plus fermes avec des enfants qui accumulent les délits ?
Que dire à une jeune fille de 16 ans qui veut s’en sortir mais doit étudier dans un 60m2 en HLM avec des frères et sœurs qui braillent à longueur de soirée dans une famille monoparentale avec une mère qui picole ?
Quels conseils pour ces jeunes qui n’ont connu que le chômage des parents, la descente dans la misère, l’engrenage de la marginalisation ?
Alors la haine des supporters dans les stades, leurs débordements sont suffisamment connus pour ne pas admettre un drame qui vient s’ajouter à la liste déjà trop sombre du racisme en tout genre. Ce fait divers est un rappel de la souffrance de la jeunesse. La détresse d’une société et de sa jeunesse fragilisée est au cœur du problème.
Des dingues, des fascistes, des néonazis, des cons, des médiocres, des pauvres d’esprit. Il ye a toujours eu.
Des manipulateurs en puissance qui utilisent habilement le désespoir des premiers pour répandre leur idéologie fascisante, aussi.
Le gouvernement et les politiques n’ont aucune excuse pour ce fait divers.![]()
Ils doivent assumer leurs responsabilités.
Les supporters « fichés » qui obligent à la vigilance sont connus des services de la police.
Une escalade de la haine est prévisible à chaque match.
Ce drame vient uniquement servir les intérêts de quelques figures bien placées qui ne tentent
nullement d’œuvrer pour des solutions mais qui concentrent tous leurs efforts à activer la polémique.
Julien est mort. Il a été « descendu » par un flic « black » qui a voulu défendre un supporter « juif ». Julien était parmi ces supporters haineux qui voulaient se faire un « black » et un « juif » après un match décevant.
Dans une interview téléphonique, la mère du jeune homme a déclaré que son fils n’était pas raciste ni violent. Qui pourrait reprocher à cette mère endeuillée de dire ou d’avouer le contraire ?
Le policier placé en garde à vue a été remis en liberté pour légitime défense.
Si c’est nous qui avions vécue cette situation ?
Imaginons une centaine de mecs excités en train de hurler des insultes racistes qui vous courent après.
Qu’aurions-nous fait ?
Qu’est-ce qu’il était possible de faire ?
N’appelle-t-on pas cela l’instinct de survie ?
Ce qui est navrant, c’est que chacun aura vu, entendu et retenu ce qu’il aura voulu.
Ne serait-ce pas encore un signe de la régression constante de notre société ?
En ce cas, nous sommes tous responsables.
La passivité, la permissivité sont une erreur.
L’individualisme se paye et se payera au centuple.
Pourquoi ne savons-nous pas vivre ENSEMBLE ?
Ainsi les médias et les politiques ne pourraient plus récupérer le fait divers en l’interprétant à leur guise.
Les deux se souciant des péquins comme d’une guigne.
13:25 Publié dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
26.11.2006
Entre la messe et les vêpres
Ha ben ça ! Il n’était pas prêt d’en parler de l’égalité Hommes-Femmes le Deliste !
Proposé par martingrall.
C’est bien simple il est tout seul ! Comment pourrait-il savoir ?
Privé que des topes modèles, Ficus toutesidèmes,
L’édition est un monde de brutes!
Et pourtant!
Que la femme est belle,
Comment pouvoir s’imaginer,
En voyant un vol d’hirondelle,
Que la France l'ait enchaînée.
Et pourtant ! L’égalité, n’est-ce pas le seul combat à mener ! Combat dont relève tous les autres !
Femmes libérées ! Ici hésitations, voie Royal!! Là vous vous tenez debout et vous tournez autour de vous-même en clamant !
Femmes négligées !
Femmes oubliées !
Femmes manquées !
Et un zest gaullien une voix de coffre! Femmes gommées !
Femmes effacées !
Maintenant Ampleur de crève-coeur- Mitterrandien! Femmes gâchées !
Oui mais ! JE dis ça tout BAS, parce que déjà lorsque l’on parle des noirs, des pas blancs, des pas blancs blanc, des pas blancs bleu on se fait tanner la couenne de vouloir faire de chacun ! Un chacun ! Justement ! Alors une chacune !!!? Dans un pays de droit canon qui en vend aussi, pas encore net-éco! Déjà clearstream !!! Jus canonicum en latin ! Mais !
Justement ! Dans le jus du pays juste de Sarkoyal Ségolas !
Ha! Il faut comprendre ! Un pays juste est un pays chiche, regardant, serré, avaricieux, cupide, avide ! Et surtout, et surtout. Mais surtout. Pas chiche la république des femmes ! CHICHE !!!!!! Même pas cap.
Parce que je dis ça, mais je me la coule douce, pensez, quatre-vingt huitième, sur l’échelle des disparités H-F ???????? Encore ! ?????? Encore ????? ???? Et ! On n’est à Bercy ! Au zénith ???????? Ha bon !
Parce que je dis ça mais quatre-vingt-huit j’ai eu du mal à l’écrire, je ne savais pas, un chiffre ignoré depuis ?. Hein ! Bien davantage ! Hoooo !
Cent zéro deux ça va pas mieux !
Sri Lanka 13 ème vite fait, je penchais pour un arrondissement de Paris ! Je sais le dimanche ceylan ! Mais ? Tanzanie 23ème ou encore l'Ouzbékistan 36è, pour les arrondissements, même pas dans mon plan de métro ! J’étais marron ! Ha non Frêche je suis fainéant pas fouteux ! Alors !
Quatre-vingt huit IEME ! Pays de Louise Michel, de Jeanne d’Arc et de Berthe aux grands pieds ! Ben dites donc !
Et pourtant ! Il ne peut s’agir de concurrence déloyale au pays de Platon, de Henri II, du maire de Paris !
Et pourtant ! Au pays des Gitanes et des Gauloises ! Qui se grillent et qui nous brûlent, 70000 femmes françaises sont contraintes au mariage forcé !
.....Ses mains ne sont pas faites pour supplier, ni pour prier....
....Elle a jeté sa bague et elle est partie ……………. local poubelle de phallocité.
Et pourtant, un regard, un souffle, un frôlement, de la magie et des ors !
Bon les cloches sonnent, athée je vais me hâter, dire quelques maters et beaucoup d’Avé Maria S !
Et pourtant, et les cloches sonnent et sonnent et sonnent, le tocsin phrygien!
11:15 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
24.11.2006
Le mythe des 500
Proposé par carole
C'est un classique des élections présidentielles françaises : les 500 signatures nécessaires à tout candidat pour se présenter au suffrage universel. Les médias essayent de le monter comme un mystère "qui aura, qui n'aura pas", et certains candidats eux-même en profitent pour occuper une plus grande place dans nos journaux et faire pleurer leurs électeurs.
Le mythe des 500 signatures revient de temps à autre dans les médias. C'est même plus qu'un marronnier. Pourquoi ces derniers jours nos journalistes s'emballent particulièrement c'est à cause du congrès des maires de France, qui s'est déroulé ces jours-ci à la Porte de Versailles. Les maires sont une cible particulière pour les candidats : il sont 36 000 et représentent la plus grand part des élus qui peuvent accorder leur signature. Et il y a pour les petites communes des "sans étiquette", non marqués par un parti ils sont pour les petits candidats des gens soi-disant plus facile à convaincre.
Quant aux candidats qui agitent le chiffon rouge en se plaçant comme martyrs face aux méchants élus qui ne veulent pas qu'ils se présentent (je pense surtout au borgne), c'est une comédie qui revient aussi à chaque élection. J'avoue que je n'y crois pas. Et surtout qu'il demande un changement des règles, qui sont les mêmes depuis 1962. Seul le nombre de signature a été augmenté en 1976. Et je ne vois aucune raison pour que ça change : en 2002 nous nous sommes quand retrouvés avec 16 candidats. Les maires ne donnent pas un suffrage comme s'égosille à le dire Le Pen, ils avalisent la rigueur de la candidature. Rien à voir avec le secret de l'isoloir d'une élection.
La mise en place d'un suspense qui arrange à la fois candidats et journalistes. Cela nous change un peu des petites phrases mais ça lasse vite quand même. La course s'arrête le 16 mars 2007. Le top d'arrivée sera donné à 18 heures. Alors ça sera un autre sujet qui envahira les colonnes des journaux : la place de chacun sur les panneaux officiels. J'ai un évènement beaucoup plus intéressant à vous proposer pour ce 16 mars : mon ANNIVERSAIRE !!!!
21:00 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : signatures, candidats, présidentielle, suspense
L'énergie du vide est bien présente dès le début de la candidature !
Proposé par martingrall
L'énergie du vide, cette mystérieuse force répulsive qui fait que le développement de l’image continue et s'accélère, est un phénomène natif. Plus naturel encore depuis le Big Bang des partis politiques de gouvernements. Et !
Cela se prouve par la débauche de reportages à chaud, intégrés par les astrosociologues de Boston (à l’Est des USA) commandités pour faire la campagne présidentielle de Sarkozy ! Hé ! Hé ! Hé ! Hé !
Parce que cela les met dans l’embarras ! L’élection de Ségolène Royal installe une autre énergie du vide dans le macrocosme politique ! Ors toute force doit sa stabilité par son couple contraire ! Cela donne donc un nouvel intérêt à la constante cosmologique de Culbuto de Hollande, le père de la théorie de la relativité poitevine ! Soulignons son ouvrage (Angevine de poitrine ma mie, ma vie, mon oeuvre), en collaboration avec Bob Lapointe de l’université de Marseille Prado (France Sud)
Cette nouvelle observation réalisée avec le macroscope sofres-ipsos est importante. Selon ces scientifiques, elle infirme la spéculation avancée par d'autres socialogues, selon laquelle l'intensité de l'"énergie du vide" devrait changer avec le temps, en fonction de la densité du socialisme de droite ordinaire.
"Bien que l'énergie du vide représente plus de 65% des discours de nos deux présidentiables, leurs connaissances politiques en sont très limitées", a souligné Fabius khan un astrosociopolitologue de l’observatoire des hautes études Solferino (Paris centre) et principal auteur de « la partition du vide » écrit en collaboration avec Heïr Attali jack de Germano Patelin (Paris rive gauche)
Il avait été le premier ministre en 1984 à révéler dans une communication a la présidence de cette énergie, appelée "Dark energy" en anglais, du nom de la moto Ducatti Desmo dépouillée et noire mat, alors qu’il roulait en 2 CV charleston rutilante, mettant alors fin à une théorie selon laquelle après une phase d'expansion à la suite du "big bang" de l’élection de l’union de la Gauche, le vidsocalism ( trou noir en français) connaîtrait alors une phase de contraction jusqu'à la big implosion de la gauche par le Parti Socialiste de Droite.
"Notre dernière découverte indique que cette chose que nous appelons énergie du vide était présente au moins il y a vingt-quatre années dont huit bisexistes quand elle a commencé à se faire sentir" à savoir quand l'expansion énergétique du vide s'est accélérée. Ajoute Cambeladélits le militant de la pensée mutuelle, Sorbonne (Paris mi- centre) Et comme chacun sait que le vide ne demande qu’à se remplir. Ben ??? !!! Oserais-je avancer µ
"Après avoir fait abstraction « de la force de la gravité de la condition humaine ordinaire » connue, nous pouvons voir l'énergie du vide pousser les français vers l'extérieur", a résumé Boutefeux Brice, un proche de l'Université Rhétorique du Penne, membre éminent du cabinet noir barren Sarkozy empty dark, (UMP* en français). Ajoutant, Les Karchers sont comme des torches sidérales qui permettent de remonter la haine dans le temps et d’en mesurer la distance politique en fonction de leur intensité de réprobation, approbation et démultiplication par le PSD de Georges Frêche et Julien Dray ! Et le reste du PC de l’union de la gauche. Ha oui le Sot gay (Gayssot en Français) de l'école Fabien Neimeyer de Paris peuple, aussi !
Kant avait été le premier, il y a un plus d’un siècle, à avancer l'hypothèse d'une force répulsive capitalistique pour tenter d'expliquer l'équilibre dans l'univers du post- libéralisme avec la force de la néo-révolte des opprimés.
« Sans une force contraire, le libéralisme aboutirait à une implosion des partis politiques », avait alors théorisé le philosophe qui avait ensuite abandonné cette thèse. Ors !
Lors du souper Deliste de l’élection du (de la) candidat(e) socialiste d’où émergea Royal, l’élue révélée par 60% des militants, les chercheurs découvrirent la théorie de la masse manquante, l’anti-matière !
Cette découverte est aussi très importante ! Elle est même considérablement capitale. « Car elle démontre le bien-fondé d'utiliser les spiritueux blogs pour traquer et mesurer l'expansion de l’énergie du vide » ont souligné les joyeux drilles, heu Sérieux, réfléchis et néanmoins conséquents Delistes. Mais !
Ce qu’ont découvert les Français c’est la pratique du vide de l’antimatière politique !
Et là j’ai comme un doute quant au vide utile du second tour !
08:30 Publié dans journalisme collaboratif | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
L'antimatière de l’énergie du vide face à la Haine Vulgaire.
Proposé par martingrall
Tenter de vaincre le cancer de la haine vulgaire par la radio, la télé, les journaux, en fait la médiathérapie est toute la constante politique de dark Sarkozy.
Tenter de vaincre le cancer de la haine politocrate par la convocation des flatulences, au bureau des pleurs du Parti socialistes de droite, est toute LA différence de ces droites Justes.
Et pas tout à fait nobles de la république à cœur !
Tenter de vaincre le cancer par le bon usage des trous noirs, consiste à vouloir empêcher les cellules haineuses de se reproduire. Et donc de les éliminer en les soumettant à un faisceau de condamnations sans appel.
De nombreuses méthodes existent pour lutter contre le cancer de la haine vulgaire. La mise en examen en est une, et aujourd’hui, les progrès de la physique rendu transposables vont peut-être la rendre encore plus efficace.
Comment l’antimatière peut, dès demain, devenir un des outils les plus performants pour vaincre la Haine Vulgaire.
Actuellement, on peut disposer de plusieurs formes de combats dont la duconthérapie qui vise à détruire les élu(e)s avilissants par l'émission de rétrosubventions, sans endommager les investitures saines.
Le mécanisme parait complexe mais il est simple. Le faisceau de subventions, qui sont des particules lourdes et chargées de sens politiques, est dirigé sur les élus à traiter. Son action n'atteint pas les engagements superficiels, donc ne crée aucun désagrément sur la conduite et la gestion immédiate de la cité. En fait, c'est seulement sur le dernier point du soin palliatif qu'il est actif. En calculant bien son investiture de départ, on peut prévoir une décontamination précise du faisceau pour le conduire directement sur les bans des accusés, convaincus de propos diffamatoires et anticonstitutionnels.
L'antimatière existe, on peut même la créer ! Solution, L’antimatière Royal.
Avant de parler de ce projet, essayons de définir ce qu'est l'antimatière. Lorsque le tronpolitique (technique de représentation objet numérique socialiste de droite)a été découvert, les socialistes de gauche se sont heurtés à un problème de description. Impossible, aux yeux de la politique, d'en donner une description valable sans lui trouver une particule jumelle, identique à lui, mais avec une charge politique opposée. Cette particule jumelle est née, c'est l'antitrons.
Prenez une feuille de papier et perforez-la : vous obtenez dans une main un confetti la gauche et dans l'autre la marque de la perforation, un trou vide, la droite. Les droites ! Schématiquement, votre confetti est l'élection de la matière et le trou est l'antiélection de l'antimatière. Et cela est valable pour tous les militants qui composent la matière, les élections, les antitrons gauches PSG et les protrons de droite PSD.
Avec leurs particules jumelles, les élections les antitrons et les protrons, est donc née l'antimatière. Une preuve de son existence, on peut la créer ! Royal !
Une équipe du laboratoire du CERES (le plus grand centre d'étude du socialisme des atomisés), a lancé en 2006 une expérience nommée ACE (Antitrons Cell electric) tout pile, afin de connaître les effets biologiques des antitrons.
Le but de cette expérience est donc de savoir si l'antimatière peut être utilisée pour traiter la haine vulgaire. Et pour le vérifier, la solution la plus efficace est de comparer ses effets avec ceux causés par la matière confettis (antitronsthérapie).
Cette expérience semble tenir dans un bocal fêlé, mais elle nécessite malgré tout un appareillage lourd.
![]()
Pour comparer les deux méthodes, les chercheurs du CERES ont simulé une coupe du tissu humain par des tubes remplis des cellules vivantes de hamster érudit, Rocard Michel, juste point du socialisme d’action charnelle, en suspension dans de la gélatine. Ensuite, ces cellules sont soumises à un faisceau de protrons puis à un faisceau d'antitrons.
Pour savoir quel procédé est le plus efficace, il suffit de compter le nombre de cellules vivantes après les déclarations de haine, et ce à différentes profondeurs.
Vous vous demandez peut-être comment cette idée d'utiliser des antitrons pour irradier des cellules de la haine vulgaire est née ?
Les chercheurs comptaient sur les propriétés de l'antimatière Royal Sarkozy. En effet, quand des particules de matière et d'antimatière se croisent, elles s'annulent, Vides ni moins, ni plus ! Suite à quoi leur masse se transforme en résolution. L’énergie du vide.
Donc concrètement, ils imaginaient que les antitrons pouvaient neutraliser une partie du noyau de la cellule atteinte de haine vulgaire. De plus, l'énergie résultant de l'annulation antitrons-cellule haineuse, peut fragmenter les antitrons et les projeter sur les cellules haineuses voisines, donc de les anéantir également.
Des résultats plus qu'encourageants
Suite à cette expérience, il est possible d'affirmer que les antitrons sont 36000 fois plus efficaces que les protrons pour détruire les cellules de la haine vulgaire. Cela signifie que pour détruire un nombre égal d’élus haineux dans une zone donnée, il faut trente six milles fois moins d'antitrons que de protrons. De plus, il semble que les antitrons maintiennent davantage les tissus sociaux sains, point essentiel, surtout pour traiter les haines récidivistes.
Malgré le caractère exceptionnel de cette découverte, nous ne sommes pas prêts de la voir mise en œuvre. Les procédures de validation des nouveaux traitements des élus socialistes sont toujours très longues. Donc si aucune action forte de 500 signatures à minima ne survient d'ici le départ de la course de l’énergie vide et le l’antimatière , la première application de justice pourrait se faire d'ici une grosse dizaine d'années. Tout au début du troisième quinquennat. Vers les 2018-19. Le plus pitoyable, minable, pénible et fâcheux, c’est que ce sont les deux hyènes Penistes et Maigretistes qui rafleront la carcasse du PC. A moins qu’elles ne se battent pour le gai sot l’y laisse !
00:25 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
22.11.2006
Bernadette, elle est très chouette !
Proposé par corinne
En le parcourant, je suis tombée sur l’interview très « cosy » de la première dame de France faite par Carole Barjon.
Je voulais partager ce grand moment de journalisme avec vous. Suivez-moi. Vous entrez dans les arcanes du pouvoir. Mettez-vous là dans un coin et ne bougez pas. On pourrait nous surprendre. L’Elysée n’est pas un lieu pour les petites gens.
A un moment, je ne savais plus très bien si je lisais le Nouvel Obs, Art et Décoration ou Marie Claire.
Certes, quelle précision, quel souci du détail dans la description des matières qui composent le châle de Bernadette mais aussi quelle pédagogie dans la démarche de la journaliste pour nous rappeler l’histoire de France. Vous êtes ici dans ce qui fut le dressing de Napoléon III en plus du bureau de Danièle Mitterrand.
Comparer Danièle à Bernadette, c’est comme si on osait comparer la gauche à la droite -quoi que…-.
Pour cette interview, la journaliste n’a pas voulu commettre un crime de lèse-majesté.
A tel point que c’est à peine si le lecteur ressent que c’est la journaliste qui pose les questions.
Le lecteur assiste à une conversation de salon. Le thé servi dans un service de porcelaine utilisé autrefois par la reine Marie-Antoinette, les macarons de chez Fauchon.
Bon, j’exagère mais c’est presque ça.
Bernadette en profite pour dire tout le bien qu’elle pense des femmes au pouvoir. Au passage, elle salue Hillary « si remarquablement intelligente ». Elle égratigne la Marie-France Garaud,
ancienne conseillère de Pompidou et de son mari. Celle-là, elle a une dent contre elle. Vient le tour de MAM. « Elle est bien, très bien ». Ce qui ne veut absolument rien dire. Si MAM était bien, nous le saurions.
Je vous rassure. Je sens que vous perdez le fil. Carole Barjon n’a pas été conviée à l’Elysée pour parler de la condition féminine. Sa mission est autre. Elle est là pour préparer les françaises et les français à un possible troisième mandat de Jacques la fripouille. Juste ce qu’il faut pour entretenir le mystère et en inquiéter quelques-uns.
Alors comme ça, Jacques, ce vieux Jacques va se représenter ?
Les choses ne sont pas aussi simples. Nous en saurons plus au premier trimestre 2007.
La première dame de France en tapotant sa petite cuillère en argent sur le rebord de sa tasse est songeuse. « Quelle que soit sa décision, elle sera importantissime, mais ce sera la sienne. »
Elle vient d’inventer un nouveau mot. IMPORTANTISSIME. Le problème c’est qu’à l’instant où je tape ce mot sur mon clavier, il m’envoie un message : « Attention ! Ce mot n’existe pas. Il est inconnu du dictionnaire. »
Du calme, ordinateur. C’est un mot du vocabulaire de Bernadette.
La ferme ! Ce n’est pas une vulgaire machine qui va se permettre de faire des remarques à la femme du président. L’interview se poursuit. C’est la minute d’autosatisfaction de Bernadette.
Tu penses. Tu bouffes gratis, tu voyages gratis, tu te sapes gratis. Tu as tout gratis quoi !
Même que tu te sers dans les caisses de l’Etat sans que la Justice t’interpelle.
Il y a de quoi l’aimer cette vie-là.
Plus loin , elle confie : « J’aime cette vie parce qu’on y rencontre des gens passionnants, cultivés, intelligents, engagés, des hommes et des femmes qui s’efforcent de servir l’intérêt général, qui réalisent de grands projets et qui façonnent le destin de leur pays. »
Etonnante déclaration.
Vous êtes déçu. Moi aussi. Nous pensions qu’elle dirait « J’aime la France car c’est un beau pays. J’aime les gens de ce pays avec leurs différences. J’aime ce peuple… »
A genoux, bande de gueux !
A ses yeux, seuls ceux « qui réalisent de grands projets et qui façonnent le destin de leur pays » sont IMPORTANTISSIME.
Ne cherchez pas. Vous et moi, nous ne sommes pas sur SA liste.
Dans son planning prévisionnel personnel, son mandat de conseillère générale jusqu’en 2010, son envie de se présenter aux élections sénatoriales. Mais surtout, elle vise la présidentielle pour son cher et tendre. Elle allume un cierge tous les jours pour être exaucée.
Elle en profite pour rappeler le score de Mitterrand. « Tonton » a fait deux mandats de sept ans. Deux multiplié par sept, ça fait combien ? Le cher Jacques n’en est qu’à douze. Elle
souligne la jeunesse de son mari. Il n’est que septuagénaire.
S’il n’est pas réélu, elle envisage des projets pour leur avenir, leur petite retraite bien paisible dans leur petit château bien tranquille et bien protégé.
Son mari voyagera pour assouvir sa passion de l’art. Ah ! L’art…
Mais les pièces jaunes et les personnes âgées, qui va s’en occuper Madame la présidente ?
Cependant, elle n’exclue pas que son mari siège au Conseil Constitutionnel.
Ce qui les protègerait de quelques désagréments judiciaires.
Quoi ? Quels désagréments judiciaires ?
Le président est un honnête homme. Qu’on se le dise de manière définitive.
Elle, sa femme, cette sainte, restera dans le cœur des français. Ils diront : « Elle était si bonne. »
Le tea-time est terminé. Il faut rentrer. Bernadette a un autre RV. Elle congédie la journaliste en lui recommandant sur un ton mielleux de ne pas oublier de lui faxer son article avant sa parution. Elle insiste bien sur le quinquennat. Beaucoup trop court pour faire ses preuves ou les effacer…
La journaliste s’agenouille avant de partir.
C’est entendu, madame la présidente, vous pourrez changer la couleur des tentures si elle ne vous plaît plus et celle de votre tailleur.
Un tout dernier rappel à l’ordre -établi et entendu- de la première dame. « Guerre à Le Pen, oui, guerre à Le Pen. »
C’est ainsi que la fripouille a rempilé en 2002. Les français sont des braves électeurs qui ne veulent pas d’un dictateur au pouvoir. Ils avaient dit NON au FN. Les meilleures choses ont une fin. Les français ne sont pas de sombres abrutis qui se laisseront piéger une troisième fois.
Si, si. Ca ferait trois.
Les français que vous méprisez tant diront NON au totalitarisme, NON à la monarchie.
« A qui vont-ils dire OUI s’ils ne votent pas pour mon mari ou le candidat de son choix ? »
En voilà une question intéressante, madame la présidente.
22:10 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : Bernadette Chirac, interview, Nouvel Obs, troisième mandat
21.11.2006
Au revoir Robert
Proposé par carole
Je rentre à peine d'un séminaire et voilà que sur le bandeau d'info de i-Télévision je découvre la nouvelle : Robert Altman est mort. Une tristesse m'envahit, c'est l'un de mes réalisateurs préférés.
Cela a commencé avec Short Cuts. J'ai aimé cette manière de mêler les histoires, d'avoir des fins tragiques et des fins heureuses en une seule fois, avec tous ces personnages liés par l'évènement final : un tremblement de terre d'amplitude moyenne. Après ce film j'attendais chacun de ses nouveaux opus avec impatience.
Des univers très différents à chaque fois : la mode avec Prêt à Porter, le sud américain dans Cookie's Fortune, et l'aristocratie de l'Angleterre de l'entre-deux-guerres dans son dernier film Gosford Park. Avec toujours des rôles originaux pour les acteurs et des distributions vertigineuses où la mayonnaise prend, avec un mélange entre très grandes stars, acteurs confirmés et débutants.
Je suis contente d'une certaine manière qu'il finisse sa carrière avec un réel "Master Piece", même si je suis très triste de ne plus avoir l'occasion d'en découvrir de nouveaux. ça n'est pas tout à fait vrai car je vais pouvoir remonter le temps avec ses films, je ne les connais pas tous.
Donc à bientôt Monsieur Altman, merci encore pour vos films.
Complément du 22/11/06 : La sortie de son dernier film, sur une émission de radio dont c'est le dernier numéro, est annoncée en France pour dans quinze jours. Le titre prévu (qui n'est pas le titre original) est "The Last Show".
23:25 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, Altman, Gosford Park, disparition, Clive Owen
20.11.2006
Ce n'est pas un show case... C'est du live !
Proposé par corinne
J’ai des craintes. Vous aussi.
Ce n’est pas comme ça que nous renverrons Sarkozy à la mairie de Neuilly s’occuper de Ses bourgeois, de Ses riches qui résident dans un des coins les plus propres de Paris.
Je ne plaisante pas. L’heure est grave.
Il n’y avait qu’à suivre les débats sur la Chaîne Parlementaire diffusés en direct.
Des débats animés par trois éléphants. Royal, Dominique Strauss Khan, Laurent Fabius.
Débat qui a lancé ce mot ?
La parodie de débat eut été plus appropriée. ![]()
Chacun a parfaitement récité son texte.
Pas de contradicteur, pas de journaliste polémiste pour pimenter ce moment de Tv.
La jeune journaliste qui pose quelques questions -ou plus précisément fait l’envoi du thème suivant- n’est autre que Emilie Aubry, la fille de Martine Aubry.
Comme ça, on reste en famille, ou presque car Martine est en désaccord avec Ségolène.
Des débats insipides. Sans prétention. Si ce n’est celle d’être choisi comme le seul, le vrai, l’unique, l’indispensable candidat à la présidentielle.
Voilà l’enjeu !
Mais les jeux étaient déjà faits.
Taratata. Ne dites pas non. Ségolène est entrée dans la danse depuis des mois.
Chacun s’est habitué à son sourire, à sa phrase cinglante, à son discours « rassembleur ».
« Je suis une femme. C’est ça la différence. »
Personnellement, ce rappel de sa différence m’exaspère.
Si vous avez regardé la première partie des débats mais ratez les deux autres. N’ayez aucun regret. Vous n’avez rien loupé.
Il ne s’est rien débattu que vous ne sachiez déjà.
Ce qui m’a choquée dans toute cette course à l’investiture des trois du PS pour la présidentielle, c’est que vous et moi, qui ne sommes pas encartés au PS n’avons pas eu le droit à la parole, à l’opinion. Notre avis, notre sentiment, nos remarques, nos réflexions.
Le PS ne s’y intéresse pas. Notre questionnement sur celui ou celle qui clame haut et fort qu’il faudra l’élire n’est pas au cœur des débats de la popote interne PS.
Les militants PS ont voté.
Maintenant, le candidat à la présidence de la république, élu par les siens, s’intéresse à nous qui sommes tout de même des électeurs potentiels.
Potentiel : Qui existe virtuellement, en puissance, mais non réellement.
Mais nous, pourrons-nous vraiment échanger avec ce candidat ?
Un candidat qui ira de meeting en meeting, de ville en ville, prêcher la bonne parole pour sa paroisse, qui prônera une politique démocratique. C’est celle qui donne la parole au peuple.
Démocratie : Régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté lui-même, sans l’intermédiaire d’un organe représentatif.
Liberté : Etat d’une personne qui n’est pas soumise à la servitude.
Sauf que si l’on analyse les propos de Royal et de Sarkozy, ils confondent liberté et libéralisme.
Un mot qui revient souvent dans leurs allocutions.
Pendant ce temps-là, Robert Redeker se risque, au péril de sa vie, à assister à un colloque organisé pour dénoncer la « fatwa » qui pèse sur lui et les siens. Un prof de philo menacé de mort pour avoir critiquer l’islam.
Quel crime cet homme a-t-il bien pu commettre ?
Un simple « délit d’opinion ».
Certains ont rebondi là-dessus en hurlant : « Mais ça concerne les intégristes, les islamistes,
la religion » etc.
C’est moins simpliste que cela. Ce qui arrive à Redeker en ce troisième millénaire est une atteinte à notre « liberté d’expression ».
Comment ne pas voir que nous sommes en train d’entrer dans les années sombres d’un risque de totalitarisme ?
Cela nous amène à reconsidérer les droits de la pensée, les droits de la liberté.
Sommes-nous encore libres de penser, de dénoncer cette pensée unique ? ![]()
Notre président actuel est un voyou, un délinquant. Les sujets qui fâchent sont « tabou ».
Un président qui abuse de son pouvoir pour ne pas rendre de comptes à ses concitoyens.
Un président qui place ses proches dans la magistrature.
Un président qui n’écarte pas la possibilité de se représenter pour faire la nique à un autre. Son double, son ego. Le nain de l’intérieur, le président de l’UMP.
Sarkozy. Celui qui rêve d’être élu président. Celui qui en se rasant se voit « calife à la place du calife ».
Un ministre qui n’hésitait pas à déclarer l’an dernier qu’il se sentait aux Etats-Unis : « Un étranger dans son propre pays ».
Un ministre tricheur avec les chiffres de son ministère.
La délinquance baisse grâce à lui.
La criminalité baisse. C’est encore lui !
Les français sont en sécurité grâce à lui.
Toujours lui. Encore lui. Rien que lui.
Un ministre qui allume le feu dans les banlieues et cache aux français sa véritable intention. Celle de faire de la France un « état policier ».
Un ministre qui convie les médias à assister à des interpellations musclées en direct à cinq heures du mat. Info de source sûre…
Sarko soulagé de savoir que sa grande rivale sera la Royal.
Fabius furax n’a pas dit son dernier mot. Attendons de voir.
DSK applaudit la victoire de sa « camarade » mais depuis sa défaite il a rangé son tube de l’été 2006, façon souk et « coup de boule » de l’homme qui gagne 11 000 Euros par jour.
Zidane.
DSK, a perdu. Zizou ne lui a pas porté chance.
Pauvre France. Tu t’égares dans le futile et l’inutile.
J’ai pris connaissance de ce que le retraité vedette du football français palpe depuis son coup de boule à l’italien.
C’est renversant.
Pendant ce temps, les salaires n’ont pas progressé.
Que dis-je ?
3% en huit ans. Mais la catégorie des employés et des techniciens n’a pas cessé de s’appauvrir.
Les français galèrent. Ils se serrent la ceinture. Ce n’est pas grave, il n’y a qu’à supprimer les 35 heures.
Sarkozy -toujours lui- déclare : « Pour gagner plus, il faut travailler plus ! »
Forcément. « C’est mathématique » comme dirait sa grande bringue de Cécilia.
Nous autres, péquins. On est tellement cons, qu’on n’a pas compris.
Mais là, ils sont unanimes, les candidats. Ils promettent tous une relance du pouvoir d’achat par une augmentation du SMIC.
Une augmentation pas clairement définie.
« Travailleuses, travailleurs, comme dirait Arlette, soyez en paix, vos salaires vont augmenter ».
Certains veulent mettre le SMIC à 1500 Euros mais en sachant que le « revenu salarial » mensuel net moyen en France est de : 1415 Euros.
Va y’avoir un « blème ».
Actuellement, un smicard gagne 905,50 Euros net par mois.
Va y’avoir un énorme « blème ».
Deux possibilités ou bien nos candidats ne savent pas compter, ou bien ils sont tellement déconnectés de la réalité qu’ils en ont oublié le véritable coût de la vie.
Pendant ce temps-là, les « stock-options » ne sont pas remises en cause.
Un peu de bruit de temps à autre pour donner une impression de révolte à l’égard de ces heureux bénéficiaires mais sans plus.
Un petit retour sur Laurent Fabius qui confiait l’autre jour à un proche qu’il s’étonnait du succès remporté par le langage et les idées du FN -qui sont celles de sarkozy en plus faux derche-.
« Descends, descends dans la rue, Laurent… »
Pour freiner cette ascension, il s’engageait fermement à augmenter dès son élection… le SMIC de 100 Euros.
Attrape électeurs, attrape-couillons.
Tchao, Laurent. Pourvu qu’on ne le retrouve pas dans le gouvernement de Royal si elle est élue… ![]()
Le Pen se marre et attend son heure.
Les communistes sont de plus en plus invisibles dans ce pays.
Comme d’habitude, les Verts se foutent sur la gueule.
Top chrono !
Ils sont partis dans la course au pouvoir.
Pas le pouvoir d’achat qu’on se le dise une bonne fois pour toute. Ils lancent des débats pseudo intellectuels, philosophiques et politiques.
Ils n’ont jamais autant manié la langue de bois -langage universel en politique-.
Ils inventent des réformes qu’ils ne légiféreront pas.
Ils font des promesses qu’ils ne tiendront pas.
DSK était le plus habile sur ce coup-là.
Il annonçait la couleur : « Ne promettons rien que nous ne pourrions pas tenir ».
Ségolène est la grande gagnante. DSK n’aura rien à tenir sinon un poste à pourvoir.
Sarkozy a fait entrer deux nouveaux bouffons dans sa cour.
Johnny Halliday au premier rang du meeting de la jeunesse UMP à Marseille.
Chanteur adulé, qui sera influent sur le vote de quelques-uns de ses fans. « A que voter pour Sarko… »
Puis, il y a Doc Gynéco qui trouve mille qualités au ministre de l’intérieur mais qui chante : « Ma salope à moi, tu peux l’échanger, la faire tourner… »
Un crime plus connu sous le nom de « tournante » que le ministre de l’Intérieur devrait sanctionner.
Mais bon, les intérêts de Sarko ne sont pas les nôtres, Mesdemoiselles…
J’allais oublier Bayrou. Le révolutionnaire qui dénonce le tiers-état. Un tiers-état qui est partout aujourd’hui et touche toutes les catégories socioprofessionnelles.
Bayrou se dit aussi révolté par la collusion médias-pouvoir.
Le patron de l’UDF est-il sincère ou met-il en place une stratégie pour se démarquer du reste ?
Voilà, nous sommes les otages de cette élection présidentielle.
A chaque jour, une nouvelle candidature.
La guerre des clans pour eux.
Un silence inquiétant du côté des électeurs. ![]()
Une espèce de passivité, de permissivité.
Les français ne s’aperçoivent que chaque jour, leur liberté est grignotée.
Nous sommes empêchés d’expression.
Nous sommes censurés.
L’individualisme dont nous faisons preuve masque cette privation de liberté.
Ne va-t-on pas se réveiller un matin en regrettant de n’avoir pas vu venir le danger qui nous guette ?
A bon entendeur…
20:30 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : débat PS, Sarkozy, 2007, présidentielle, électeurs
Entre la messe et les vêpres
Entre la messe et les vêpres par martingrall.
Ici c'était le plus beau visage de Guytou Birenbaum, le très bas débit veut rien savoir!
Mais j'ai obtenu un très gros débit depuis Donc vous disposez de la photo qui n'était pas encore prise! Ha!
C’est dimanche et c’est demain que Guy Birenbaum fait son édito dans un canard gratuit ! De plus un édito politique ! Lui le clameur slamant pas voter sauf jour de vote où l’on consignera les vierges en une longue liste d’éphèbes vieillissants.
Donc quelqu’un croit-on de plus ou moins engagé dans le relâchement et l’incurie de la cavalerie politico arquée. Mais !
Sachons nous étonner ! Qui de Saroyal ou de Royozy, de Nicolène ou Ségolas ! Deux manches d’un même habit à deux manches droites en verso et deux droites en recto. Donc deux mille zéro sept, naissance française du marcel à manches uniques, ben non y’a pas de faute, je sais au début ça choque ! Qui donc de ce pantalon à jambes uniques, oui je sais, prendra la culotte ? LE seuls petits doigts sur LA coutures ? Je ne le referais plus.
Et cependant Sark’off et Ség’on, les deux tendances d’un même parti, à moins que ce ne soit sark’on et donc Ség’off ! représente, la non plus pas faute, bien le peuple tout entier ! Françaises et Français de l’avenir de la France d’après le désir.
Il reste donc la seule partie du seul parti d’opposition !
Le centre de Baïïïïrou, dont nous trusterons le Grec, en en ï plus guerrier ! Genre Taïaut !
Taïaut Taïaut Taïaut Taïaut Taïaut Taïaut ! Me voilà répondit le Deliste ! Et c’est là que le rédac-Filloux-chief attendait le petit, filou, tel le fromage sans âme et sans goût inventé par General Electric Plastics ! Dire GI I Ploosticss, sinon y font la gueule à Evry sur Bergen op Zoom, pour vendre une pâte inodore, sans couleur, sans saveur, sans texture, sans passé, sans avenir, sans mémoire, bien emballée. Frais fromage pâteux, fait de paillettes, sorties tout droit des deux pis (Sak’off, Ség’on) d’une même mamelle! Alors !
Et bien Guitou du Del va y aller de son clavier du bel ébéniste américain (mackintosh).
Il va nous entretenir des lobbying et lobbysmes sévissant dans l’antre et couloirs de l’assemblée nationale. Défendant, auprès de nos chères (bonnes viandes) chères (hors de prix) chères (en nos cœurs) biffez les mots inutiles, chères édiles avec grosses enveloppes de moins en moins discrètes, des intérêts très privés contre l’étale de l’intérêt général, c’est à dire contre nous tous ! Ha ben !
Parce que Guitou très delinitié, va en couper des têtes du cabinet noir ! Et ça ! C’est tout simple parce que s’il n’en parle pas dans l’édito du lundi de 20 minutes, nous ici, on ne va pas oublier.
Et ça j’aime ! Parce que nous, ici et tout de suite, nous aurons toute la semaine pour en discuter. Avec tout pleins de petites aiguilles et de petites poupées. D’ailleurs !
Pourquoi demandons et obtenons-nous le limogeage d’une présentatrice de journal télévisé du soir parce que ladite vivrait avec un ministre, très centre au demeurant, et pourquoi Hollande peut-il mettre à disposition de sa belle un parti politique en entier pour en parachever l’élection entreprise bien avant sous un édredon encore discret, mais d’ avec laquelle il batifola suffisamment pour en sublimer quatre enfants ? Parce que bilboquet avec son air un peu niais de cochon maçon, sait très bien monter les briques !
Bon je vais essayer de passer entre les uns et les zéros, laissés vacants par mon FAI qui à un BAS en déprime et ne me laisse que quelques traits et points pour vous informer.
A plus !
09:45 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
16.11.2006
Garder la tête hors de la bulle
Proposé par carole
Il y a des jours où on zappe d'une chaîne à une autre, fatigué du baratin des politiques et autres invités des émissions de débats et d'autres où on fait une bonne découverte. Lundi était un de ces derniers, quand je suis tombée sur la fin du "Franc Parlé", l'émission hebdo de France Inter, i-télévision et Le Monde. L'invité était Emmanuel Todd, un historien-démographe français (avec sa page sur Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Todd).
Je suis arrivée à la fin de l'interview mais ce que j'y ai entendu m'a terriblement plu. Il a évoqué une France dont les classes moyennes sont très étonnantes et qui sont une réelle force, l'un des témoins est la forte natalité en France au regard des autres pays occidentaux. Il a aussi parlé des États-Unis dont la santé n'est pas aussi bonne que ce que l'on pense car la mortalité de ses nourissons est le double de celle de la France. Et surtout, il a fini l'interview en disant que ce ne sont pas les Français qui ont peur aujourd'hui mais les élites qui vont mal et qui sont malheureuses.
Je trouve que c'est vraiment bien d'entendre dans une grande émission quelque chose qui sort du discours, devenu un peu la pensée unique, des déclinologues et que les Français devrons faire de gros efforts et sacrifier ce modèle social.
Ce que dit Emmanuel Todd peut facilement être rapproché du dernier livre sorti par Jean-François Kahn, le fondateur de Marianne : "Les bullocartes". En dehors du surnom de Petit César pour Sarkozy qui est très juissif, ce livre montre bien le décalage entre les gens de la Bulle : médias qui comptent, politiques et grands dirigeants, et le reste des Français. Et pour la journaliste que je suis, il montre surtout le danger de faire partie de cette élite. Oui, c'est plaisant de se dire que l'on a une certaine reconnaissance sociale. Oui même en travaillant dans la presse professionnelle, pour les autres journalistes ça n'est pas rien. Mais il faut faire attention à ne pas se laisser tenter par la bulle et se détacher de la vraie vie. La précarité que connaît en majorité notre métier, pour ceux qui travaillent à la pige, et que je vais rejoindre dans quelques mois, nous permet quand même de garder au minimum la tête hors de la bulle.
22:35 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : politique, bulle, médias, déclin
Le droit des tribus amérindiennes à l'autodétermination
Proposé par martingrall 16 11 2006
Les États-Unis et le droit des tribus amérindiennes à l'autodétermination
Les tribus amérindiennes conservent le statut souverain spécial de
« nations intérieures dépendantes »
Par Peggy B. Hu avec Jeffrey Thomas
De nombreuses personnes sont perplexes lorsqu'elles entendent le président des États-Unis utiliser des expressions telles que « base d'une relation de gouvernement à gouvernement avec les gouvernements tribaux », « souveraineté tribale » ou encore « autodétermination » pour les Amérindiens. Les États-Unis ne sont-ils pas « une nation... indivisible » comme l'affirme le serment d'allégeance ?
La réponse est plus complexe qu'un seul « oui » ou « non ». Selon le bureau de la justice tribale du ministère américain de la justice, les tribus amérindiennes sont considérées comme des « nations intérieures dépendantes» au sein des États-Unis. En tant que telles, elles continuent à exercer leurs pouvoirs souverains sur leurs membres et territoires sauf dans les domaines où ces pouvoirs ont été modifiés spécifiquement par le droit américain. Les Amérindiens sont plus que de simples membres d'un groupe racial minoritaire aux États-Unis ; ils constituent un peuple autochtone des Amériques bénéficiant d'un statut assimilable à la double nationalité.
Lors de son discours du 1er novembre 2006 où il proclama le Mois du patrimoine amérindien, le président Bush réaffirma le respect de son administration pour la politique nationale d'autodétermination des tribus amérindiennes, politique lancée sous le président Richard Nixon.
Les États-Unis « continueront à travailler sur la base d'une relation de gouvernement à gouvernement avec les gouvernements tribaux et à honorer le principe de souveraineté tribale et le droit à l'autodétermination », a déclaré M. Bush, et « à s'assurer que l'Amérique demeure une terre de promesses pour les Amérindiens, les peuples autochtones de l'Alaska et tous nos citoyens ».
Au cours d'une rencontre en février dernier entre des responsables du gouvernement américain et des délégués des peuples autochtones pour rédiger une « déclaration interaméricaine des droits des peuples autochtones », John Maisto, le représentant permanent américain auprès de l'Organisation des États américains, avait déclaré que les États-Unis étaient « fiers de leur engagement de longue date en faveur de la souveraineté tribale et de l'autodétermination et des relations de gouvernement à gouvernement avec des tribus reconnues au niveau fédéral ».
« La politique d'autodétermination pour les Amérindiens est l'un des aspects les plus positifs de l'expérience américaine et pourrait éventuellement servir de modèle pour améliorer les relations entre d'autres pays et leurs peuples et populations indigènes », avait-il poursuivi.
Le gouvernement fédéral américain reconnaît à l'heure actuelle 561 nations amérindiennes. Le bureau des affaires amérindiennes (BIA) du ministère des affaires intérieures des États-Unis gère en fiducie 22,5 millions d'hectares de terres pour les Amérindiens. Le BIA est également chargé de l'administration des écoles tribales qui comptent quelque 48.000 Amérindiens aux niveaux primaire, secondaire et universitaire.
Appartenance tribale
Chaque tribu détermine qui en est membre, et une personne peut appartenir à plusieurs tribus. Par conséquent, parmi les 4,5 millions de citoyens américains, soit 1,5 % de la population totale, identifiés lors du dernier recensement (juillet 2005) comme amérindiens à 100 % ou en partie amérindiens ou indigènes de l'Alaska, beaucoup peuvent demander à appartenir à plusieurs nations amérindiennes.
En général, les tribus utilisent le système de proportion de sang autochtone ou le système de descendance, ou une combinaison des deux, pour octroyer le statut de membre. Les tribus peuvent aussi imposer des critères de domiciliation ou autres pour toutes les personnes qui souhaitent devenir membres.
Dans le cadre du système de proportion de sang autochtone, un candidat au statut de membre doit prouver qu'il a hérité d'un certain pourcentage de sang « amérindien » de la tribu à laquelle il souhaite appartenir. La nation « Nez Percé » par exemple accorde le statut de membre à tous ceux qui justifient « d'au moins un quart d'ascendance amérindienne de la tribu Nez Percé ».
Le système de descendance n'établit pas un degré minimal de proportion de sang autochtone. Mais les candidats intéressés doivent prouver qu'ils descendent directement d'un membre d'une tribu à une période donnée. La nation Cherokee dans l'Oklahoma, par exemple, exige que les candidats parviennent à faire remonter leur ascendance jusqu'à une personne au moins dont le nom se trouve sur la liste « Dawes » de 1899-1907, la liste officielle des personnes reconnues par la commission Dawes en tant que membres des tribus amérindiennes Cherokee, Creek, Choctaw, Chickasaw et Seminole.
Les Amérindiens participent activement à tous les aspects de la vie américaine. Parmi les Amérindiens les plus célèbres, on trouve l'ancien sénateur Ben Nighthorse Campbell (Cheyenne du Nord), Richard West, directeur fondateur du musée national des Amérindiens (Cheyenne du Sud, Cheyenne et Arapaho), le physicien Fred Begay (Navajo et Ute), le médaillé olympique Billy Mills (Lakota), le compositeur Louis Ballard (Quapaw et Cherokee), la ballerine Maria Tallchief (Osage), le poète Simon Ortiz (Acoma), le chanteur du groupe Village People, Felipe Rose (Lakota), l'acteur Floyd Red Crow Westerman (branche du peuple Sioux du Dakota), l'actrice Irene Bedard (Inupiat Eskimo et Cree), l'auteur Leslie Marmon, Silko (Laguna Pueblo), l'écrivain Scott Momaday (Kiowa) et la militante et femme de lettres Winona LaDuke (Ojibwa).
13:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Monument à la mémoire de Martin Luther King
Tu vois Finkies, la liberté et l'égalité passe par les noirs.
Partout par les noirs!
Assieds-toi et comprends!
Et si l'on écrivait une France en noir!
Celle de Mandela, le Luther, de Vialat
La France des trois B philosophiques
Le premier est brèle
Ton instruction pourrait faire les deux autres choix.
Martingrall 16 11 2006 -
Inauguration des travaux d'un monument à la mémoire de Martin Luther King
Des milliers de personnes bravent le froid pour rendre hommage au pasteur King.
Par Elizabeth Kelleher
Le 13 novembre, sur le « National Mall », la grande esplanade centrale de Washington, des chanteurs d'opéra et de gospel se sont produits, le président Bush, l'ancien président Clinton et quatre enfants ont prononcé des discours, des poètes ont lu des oeuvres et 75 personnes ont creusé le sol avec une pelle afin d'inaugurer les travaux de construction d'un monument à la mémoire du héros de la lutte pour les droits civils, le pasteur Martin Luther King.
Le président Bush a déclaré que ce monument serait à sa juste place, entre le monument à Thomas Jefferson, « qui a proclamé le credo de l'Amérique », et celui d'Abraham Lincoln, « qui a défendu le credo de l'Amérique », parce que le pasteur King a été le rédempteur de ce credo.
Ce monument, le premier jamais érigé sur le « Mall » à la mémoire d'un Afro-Américain, devrait être achevé en 2008.
Durant l'été 1963, le pasteur King prononça son fameux discours intitulé « I have a Dream » (Je fais un rêve) sur les marches du monument à Lincoln devant plus de 200.000 défenseurs des droits civils qui s'étaient rassemblés sur cette vaste esplanade où s'alignent les principaux musées de la capitale et les mémoriaux aux grands personnages et faits de l'histoire des États-Unis. De nombreuses personnes considèrent ce discours comme l'un des plus marquants de l'histoire du pays.
Les paroles du pasteur King seront gravées sur le monument, derrière une cascade et près d'une « pierre d'espérance » évoquant une phrase du discours dans laquelle il affirme : « Telle est notre espérance. Telle est la foi que je ramènerai dans le Sud. Forts de nos convictions, nous parviendrons à distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d'espérance. »
À l'époque de la lutte pour les droits civils, les Afro-Américains étaient séparés des Blancs dans les écoles, les centres commerciaux, les restaurants et les autobus. Dans le Sud, ceux qui essayaient de s'inscrire sur les listes électorales étaient victimes de violence. Le pasteur King a entamé une longue campagne non violente de résistance pour corriger ces erreurs. Dans son fameux discours mentionné ci-dessus, il a déclaré que son peuple ne serait satisfait que « lorsque le droit jaillira comme l'eau, et la justice comme un torrent intarissable ». Moins d'un an plus tard, le président Johnson promulguait la Loi sur les droits civils, qui mettait fin à la ségrégation.
Le 13 novembre, par une matinée froide et pluvieuse, 5.000 personnes sont venues assister au premier coup de pioche. Les militants en faveur des droits civils qui étaient proches de Martin Luther King et qui sont encore en mesure de voyager étaient présents, notamment : Andrew Young, le premier Afro-Américain à représenter les États-Unis aux Nations unies ; le député John Lewis, fondateur du Student Nonviolent Coordinating Committee durant la lutte pour les droits civils ; Dorothy Height, présidente honoraire du Conseil national des Noires ; et Jesse Jackson, un homme politique influent et un ancien candidat à la présidence des États-Unis.
Selon M. Young, si les Américains célèbrent les paroles de Martin Luther King, ce n'est pas seulement parce qu'il les a prononcées, mais parce qu'il a vécu ce dont il parlait. Durant sa lutte non violente pour les droits des Afro-Américains, en effet, sa maison a subi un attentat à la bombe, il a été condamné pour fraude fiscale, il a été poignardé, et il a été emprisonné pour non-renouvellement de son permis de conduire.
M. Bush a fait l'éloge du pasteur King pour avoir forcé l'Amérique à vivre à la hauteur de ses idéaux. Il a affirmé que le rêve du pasteur King n'avait pas volé en éclats par la balle d'un assassin, mais qu'il continuait d'inspirer des millions de gens dans le monde entier.
Nelson Mandela, le héros de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, a envoyé une lettre dans laquelle il affirme que l'action du pasteur King a eu une influence bien au-delà des frontières des États-Unis. Il note également que Martin Luther King était une âme généreuse qui a tenu tête à la tyrannie sans jamais chercher à obtenir de gains personnels.
10:35 Publié dans journalisme collaboratif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.11.2006
Iter à énergie renouvelable
Proposé par martingrall le 15 11 2006
ITER l'avenir de la fusion nucléaire ?
Interview de Norbert Holtkamp, le chercheur qui, avec Kaname Ikeda,
Directeur général d'ITER, dirigera la construction
du plus grand réacteur à fusion nucléaire du monde.
L' International Thermonuclear Experimental Reactor (ITER, http://www.iter.org) [réacteur thermonucléaire expérimental international] est un projet de recherche-développement mené par sept parties pour prouver la faisabilité scientifique et technique de la fusion nucléaire - qui se produit lorsque l'on combine les noyaux, ou centres, de deux atomes – comme source d'énergie pour faire face à la croissance rapide de la demande mondiale. L'ITER sera construit à Cadarache (France) et devrait entrer en service aux environs de 2016.
L'article ci-après présente le fonctionnement de l'atome - cette minuscule particule dont la matière est composée. Les atomes contiennent trois particules « subatomiques » : des protons, des neutrons et des électrons. Les protons et les neutrons sont plus lourds que les électrons et existent au centre de l'atome, le noyau. Les électrons existent dans un nuage qui
entoure le noyau. Le poids de chaque atome correspond à la somme du poids de ses neutrons et de ses protons. L'hydrogène est l'atome le plus léger, avec un proton et aucun neutron : son poids atomique est 1. Le fer est un exemple d'élément lourd, avec 26 protons et 30 neutrons : son poids atomique est 56. La fusion dans les atomes plus légers que ceux du fer
produit de l'énergie et la fusion dans les atomes plus lourds requiert de l'énergie. Le nombre de protons de tout élément donné est constant mais le nombre de ses neutrons peut changer. Les atomes d'éléments qui ont le même nombre de protons mais un nombre différent de neutrons sont appelés isotopes. L'hydrogène a trois isotopes : le protium (un proton, pas de neutron), le deutérium (un proton et un neutron) et le tritium (un proton et deux neutrons). Dans ITER, la fusion combinera deux de ces atomes légers, le deutérium et le tritium, pour former un atome stable plus lourd, l'hélium, et un neutron, tous deux dotés d'énergie cinétique. Leur fusion libérera de l'énergie.
(Norbert Holtkamp, Ph.D., principal directeur général adjoint désigné d'ITER, est directeur de construction du projet. Né en Allemagne, il a travaillé au Deutsches Elektronen Synchrotonde de Hambourg (Allemagne) et au Fermi National Accelerator Laboratory dans l'Illinois (États-Unis). En 2001, il a commencé à coordonner et à diriger la planification et la construction du Spallation Neutron Source (SNS) du Laboratoire national du ministère américain de l'énergie à Oak Ridge. Terminé en mai 2006 pour un coût de 1,4 milliard de dollars, le SNS fait passer des particules subatomiques appelées neutrons dans un accélérateur pour produire les faisceaux émetteurs de neutrons les plus intenses au monde à des fins de recherche scientifique et de développement industriel.)
Dans un monde où les besoins énergétiques progressent beaucoup plus rapidement que l'approvisionnement disponible, les chercheurs partout tentent de maîtriser l'énergie du soleil et des étoiles et de l'utiliser pour répondre à la demande croissante. L'Union européenne, la République de Corée, l'Inde, la Chine, la Russie et les États-Unis ont constitué l'Organisation ITER pour élaborer les moyens de produire cette énergie. Dans cette interview, le directeur général adjoint désigné d'ITER et le scientifique qui dirigera la construction du plus grand réacteur à fusion nucléaire du monde, le Dr. Norbert Holtkamp, parle d'ITER et des progrès dans la recherche sur la fusion. Il répond aux questions de Cheryl Pellerin, correspondante scientifique des Dossiers mondiaux.
Question - Qu'est ce que le projet ITER ?
M. Holtkamp - ITER est l'abréviation d'«International Thermonuclear Experimental Reactor» (réacteur thermonucléaire expérimental international) et c'est aussi un mot latin signifiant la voie. ITER symbolise la volonté de construire le plus grand réacteur à fusion au monde. Une version beaucoup plus petite en existe déjà : le JET (Joint European Torus ou Tore européen commun) - le plus grand réacteur à fusion nucléaire existant - fonctionne depuis 1983 près de Culhan (Angleterre). ITER représente l'étape suivante dans la construction de réacteurs à fusion pour produire de l'énergie.
Question - Quelle différence y a-t-il entre fission et fusion ?
M. Holtkamp - La fission consiste à casser des noyaux atomiques lourds pour produire de l'énergie. La fission est contrôlée dans un réacteur nucléaire et incontrôlée dans une bombe atomique. La fusion consiste à fusionner ensemble deux noyaux légers. Dans le cas d'ITER, ce sont deux noyaux d'hydrogène qui fusionnent ensemble. Lorsque cela arrive, il y a libération d'énergie
Question - Pourquoi la fusion est-elle meilleure dans ce projet que la fission ?
M. Holtkamp - Beaucoup de réacteurs nucléaires à fission sont opérationnels et produisent de l'électricité ; la fission a donc un avantage : elle est exploitée aujourd'hui. La fusion n'est pas encore exploitable, c'est un projet de recherche. La fission et la fusion sont toutes deux des réactions nucléaires mais elles sont fondamentalement différentes. L'avantage de la fusion est que l'un de ses sous-produits, l'hélium, n'est pas radioactif et que l'autre, un neutron, est utilisé pour fabriquer un isotope d'hydrogène, le tritium, à partir des matériaux porteurs de lithium entourant le plasma (gaz ionisé). Dans un réacteur à fission, lorsque l'on casse les noyaux, les deux morceaux restants sont tous les deux radioactifs. Dans le processus de fusion, cela ne se produit pas - la chambre qui entoure les noyaux devient légèrement radioactive mais les sous-produits ne le sont pas.
Le grand avantage de la fusion est que le deutérium et le lithium, qui est utilisé pour produire le tritium, employés dans le processus existent en grandes quantités - ils sont abondants sur terre et dans les océans. Cela n'est pas vrai du processus de fission : les réacteurs doivent utiliser de l'uranium, qui n'existe qu'en quantité limitée, ou un matériau semblable pour fonctionner. Mais il ne serait pas juste de dire que le processus de fusion est meilleur, parce que les appareils de fusion existants sont des appareils de recherche expérimentale, pas des réacteurs - les chercheurs essaient de découvrir comment utiliser la fusion pour produire de l'énergie. Si ITER réussit, ce sera le premier réacteur à fusion nucléaire capable de produire sensiblement plus d'électricité qu'il n'en consomme. Ce sera une étape majeure.
Question - Comment est née l'idée d'ITER ?
M. Holtkamp - Elle est née de la coopération internationale appliquée à la recherche sur la fusion ; c'est le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev qui l'a d'abord proposée au président français François Mitterrand lors d'une réunion, puis au président américain Ronald Reagan au sommet de Genève de 1985. Ces trois présidents se sont rencontrés et ont décidé qu'il fallait faire avancer le dossier des ressources énergétiques et voir quelles autres sources d'énergie la science pourrait mettre à disposition une fois épuisés le charbon et le pétrole. La fusion a toujours été un sujet de recherches internationales et, lors des sommets, l'énergie est toujours un grand sujet de discussion. Cela n'a pas été une discussion scientifique mais ils se sont rencontrés et ont décidé que c'était quelque chose que nous devions faire. Nous devions réunir les cerveaux du monde entier, travailler ensemble et partager les résultats des recherches.
Question - Quels sont les objectifs scientifiques et techniques d'ITER et qu'est ce qu'il va prouver ?
M. Holtkamp - ITER sera le premier réacteur à fusion nucléaire à produire plus d'énergie qu'il ne consomme. Les scientifiques mesurent cela selon un quotient qu'ils appellent Q. Si ITER atteint tous ses objectifs scientifiques, il créera 10 fois plus d'énergie qu'il n'en absorbera. Le
dernier appareil, le JET anglais, est un prototype plus petit qui à son dernier stade a atteint un Q presque égal à 1, c'est-à-dire qu'il a produit autant d'énergie qu'il n'a absorbé. ITER permettra d'aller plus loin - démontrant la création d'énergie dans le processus de fusion – et d'atteindre un Q de 10. Il s'agit de lui fournir quelque 50 mégawatts et d'en retirer 500. Un des objectifs scientifiques d'ITER est donc de montrer d'abord qu'il peut atteindre un Q de 10.
Un deuxième objectif scientifique consiste à faire en sorte qu'ITER ait une durée de combustion très longue - une pulsion d'une durée pouvant aller jusqu'à une heure. ITER est un réacteur expérimental de recherche et ne peut pas produire de l'énergie tout le temps. Une fois lancé, il pourra fonctionner pendant une heure puis il faudra l'arrêter. Cela est important parce que, jusqu'à présent, les machines que nous avons construites ont un temps maximal de combustion de quelques secondes voire de quelques dixièmes de seconde. JET a obtenu un Q de 1 avec une combustion d'environ 2 secondes dans une pulsion de 20 secondes. Mais plusieurs secondes ne représentent pas une constante. C'est comme le fait de démarrer une voiture – faire tourner le moteur, puis l'arrêter, ce n'est pas vraiment conduire. En revanche, conduire une voiture pendant une demi-heure, voilà une opération constante qui prouve qu'on peut vraiment la conduire.
Alors ce qu'ITER doit prouver techniquement et scientifiquement, c'est qu'il a un Q de 10 et une combustion de longue durée.
Question - Quel est le calendrier du projet ITER ?
M. Holtkamp - Tout va dépendre de la rapidité avec laquelle nous allons pouvoir constituer l'équipe de Cadarache et de la réussite des différentes parties au plan de la construction des éléments qu'ils doivent livrer. Cela va de pair avec un financement annuel approprié du projet ; il va donc falloir se mettre d'accord sur le financement requis. En gros, on vise 2016 comme date de mise en service d'ITER. Je ne peux pas vous dire si cela est réaliste parce que cela devra être confirmé par la planification précise qui sera arrêtée l'année prochaine. Je ne peux donc pas m'engager absolument sur la date de 2016. Une fois terminé, ITER devrait rester en service pendant 25 ou 30 ans.
Question - Pourriez-vous nous décrire les différentes phases d'ITER ?
M. Holtkamp - La première phase précède la construction. Officiellement, ITER n'existe pas encore en tant qu'organisation parce que les sept parties n'ont ni signé ni ratifié les documents voulus. Elles devraient le faire d'ici la fin de l'année. Les parties sont convenues de la forme d'ITER en tant qu'organisation internationale. Cela est déjà un succès remarquable. Il a fallu plus ou moins quatre ans pour finaliser les négociations sur la manière de procéder et pour décider qu'ITER serait construit en France. Et en même temps, quand on examine les discussions, tout le dossier de l'accord ne fait guère plus de deux centimètres d'épaisseur. Que sept parties aient réussi à se mettre d'accord pour fonder un nouveau laboratoire international et que ce document ne fasse que quelque deux centimètres d'épaisseur, c'est impressionnant.
Nous commençons maintenant la phase de construction - construction de la machine, des bâtiments et des éléments du tokamak [chambre en forme d'anneau (toroïdale) utilisée dans les recherches sur la fusion pour chauffer le plasma et le contenir par des champs magnétiques. Le terme tokamak est l'association de mots russes signifiant « chambre toroïdale de bobines magnétiques »], puis installation et mise en service du tokamak.
La phase d'exploitation, pendant laquelle seront menées les expériences, couvrira les 25 à 30 années suivantes. Réacteur expérimental, ITER n'atteindra pas sa vitesse de croisière le lendemain de sa mise en service : les chercheurs devront apprendre à l'utiliser, quelles sont ses spécificités, les problèmes qu'il pose, et ils devront le pousser pour atteindre les objectifs fixés ou même les dépasser.
Ensuite commencera la phase de désaffectation ; un volet des phases de construction et d'exploitation consiste à préparer la désaffectation. J'ai dit tout à l'heure que les sous-produits de la fusion ne sont pas très radioactifs, mais la chambre - l'endroit où se passe ce processus – devient très radioactive. Elle devra être décontaminée et démantelée d'une manière compatible avec la sécurité de l'environnement comme n'importe quel autre produit radioactif. Cela fait partie de la phase de désaffectation qui durera environ 5 ans.
Question - Pourquoi la coopération internationale est-elle tellement importante pour ITER ?
M. Holtkamp - L'énergie est un problème qui touche tout le monde. Et si l'on prend les sept parties au projet - l'Union européenne, la République de Corée, l'Inde, la Chine, la Russie et les États-Unis - et si l'on compte leurs habitants, on voit qu'ils représentent plus de la moitié de la population du monde. Leur intérêt est clair et s'explique facilement. De mon point de vue, la coopération scientifique s'explique tout aussi facilement. Il y a des experts en fusion partout dans le monde et, pour être couronnée de succès, la construction d'un appareil aussi compliqué et d'une telle grandeur exige que l'on fasse appel aux personnes les plus qualifiées. En outre, la coopération internationale apporte un grand plus, parce que les individus de cultures différentes ont des idées différentes et, dans un environnement scientifiquement concurrentiel, cela permet de construire de meilleurs appareils scientifiques.
Question - Que se passera-t-il à la fin du projet ITER ?
M. Holtkamp - Le programme de fusion est très vaste et très international. Certains prévoient déjà qu'ITER va réussir et ils pensent à la prochaine étape - un prototype commercial de réacteur à fusion nucléaire nommé DEMO. Pour qu'on puisse le construire, il faut qu'ITER marche. Nous devons atteindre nos objectifs scientifiques parce qu'alors nous aurons montré que les concepts que nous avançons sont réalisables. Je pense cependant qu'il faut toujours penser à l'avenir et aussi que pendant les 25 à 30 années d'exploitation d'ITER nos connaissances vont s'améliorer et s'accroître et que nous pourrons ainsi mieux définir l'étape suivante.
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14.11.2006
Ecrire c'est aussi revivre
Proposé par martingrall
Les Iraniennes en exil s'expriment par la littérature
L'absence de censure ( attention cela se passe aux états unis) ouvre la voie à la créativité des femmes qui veulent raconter leur propre histoire.
Par Stephen Kaufman
Washington - Nombre de femmes d'origine perse vivant aux États-Unis et ailleurs saisissent l'occasion qui leur est donnée de raconter leur vécu, grâce à des libertés plus larges et à un sentiment croissant de sécurité dans leur nouveau pays d'adoption, et le monde littéraire commence à manifester à leur égard un intérêt croissant.
Mme Persis Karim, professeur associée d'anglais et de littérature comparée à l'université d'État de San Diego en Californie, a déclaré qu'au cours des cinq à six dernières années, il y a eu une « explosion » de mémoires écrits par des femmes d'origine iranienne qui abordent le sentiment de perte et de nostalgie lié au départ de leur pays ainsi que des sujets tabous comme la sexualité et l'amour.
S'exprimant à l'université du Maryland le 2 novembre, Mme Karim a attribué ce foisonnement littéraire aux États-Unis à « un réel désir de relater sa propre histoire et à une curiosité de la part des lecteurs américains et des maisons d'édition d'en savoir davantage sur les femmes iraniennes ».
Les femmes de la diaspora iranienne sont en train de se « redécouvrir », a affirmé Mme Karim car elles ressentent, plus que les hommes, le besoin d'être mieux représentées aux yeux du monde. Elle a expliqué que ce besoin provient en partie de leur réaction face au portrait que font les médias des femmes iraniennes dissimulées derrière un voile et apparemment empêchées de s'exprimer. Mais elles veulent aussi se décrire elles-mêmes «car d'une certaine façon, elles n'en n'ont jamais eu l'occasion».
Persis Karim a ajouté que la liberté d'écrire sans censure pour ces femmes de la diaspora est « un élément vraiment crucial » dans cette nouvelle vague littéraire et dans son recueil intitulé « Let Me Tell You Where I Have Been » (laissez-moi vous dire d'où je viens), elle inclut des nouvelles et des poèmes écrits par des femmes à l'insu de leur famille ou sans leur consentement qui abordent une large gamme de thèmes liés à la sexualité, thèmes généralement réprimés dans la culture traditionnelle conservatrice de l'Iran.
« Ce qui est particulièrement passionnant et intéressant est le fait que ces femmes parlent de sexualité, de mariage et d'amour qui sont des sujets particulièrement délicats à traiter en Iran surtout à l'heure actuelle », a-t-elle indiqué. « D'un point de vue littéraire, cette tendance est très intéressante. »
Ces femmes posent « des questions difficiles sur la culture américaine et iranienne » et Mme Karim a confié qu'« elles sont prêtes à les poser par écrit car je pense que l'absence de censure leur ouvre de nouveaux horizons ».
La culture patriarcale considérée comme un frein à la démocratie
Marjane Satrapi, auteur de bandes dessinées installée en France, a connu une reconnaissance internationale spectaculaire, notamment pour son album « Persépolis », où elle raconte sa vie à l'époque de la révolution et de la guerre en Iran.
Son album « Broderies » aborde la situation des femmes et la sexualité en Iran, qu'elle décrit comme « un tabou énorme dans les pays où la démocratie est absente ». Marjane Satrapi se trouvait dans une librairie de Washington le 31 octobre dernier.
Parmi les sujets traités dans « Broderies », elle discute de la virginité et de son importance en Iran ainsi que la pression culturelle exercée sur les femmes.
« Cette question est la première clé qui ouvrira la porte à la liberté et à la démocratie car tant que le problème ne sera pas réglé, nous ne pourrons pas évidemment parler de démocratie », a-t-elle dit, ajoutant qu'elle cherchait à « discuter de manière non agressive du droit des femmes à s'épanouir sexuellement ».
« Je suis convaincue que le plus grand ennemi de la démocratie est la culture patriarcale », a affirmé Marjane Satrapi. Elle a également ajouté qu'un président autoritaire et oppressif ne peut pas s'opposer à la démocratie mais que la culture d'un pays peut le faire. Dans de nombreux pays, « la moitié de la société est réprimée par l'autre moitié en raison d'idées largement répandues selon lesquelles les femmes sont moins intelligentes que les hommes ou qu'elles sont trop sensibles de nature pour accomplir la même chose que les hommes ».
La démocratie est une « évolution », a-t-elle dit. En Iran, même si les femmes « disposent de la moitié des droits des hommes », 70 % des étudiants iraniens sont des femmes. Marjane Satrapi pense que le changement aura lieu lorsque les femmes seront financièrement indépendantes, mais en attendant, « notre gouvernement n'est pas vraiment représentatif des femmes ».
L'exil entraîne la nostalgie et des occasions de créer
Persis Karim explique que les Américaines d'origine iranienne commencent à « écrire elles-mêmes pour faire le récit de la situation récente en Iran et leurs oeuvres sont caractérisées par une maîtrise assurée de la langue anglaise ».
« Ce que j'ai observé dans leur écriture est une quête véritable pour définir leur place entre la culture de l'Iran et celle des États-Unis ou d'un autre pays » a-t-elle ajouté. « De nombreuses jeunes Américaines d'origine iranienne veulent se ré approprier leur patrimoine culturel même si elles sont conscientes d'en être éloignées à un certain degré. »
Parallèlement, déclare-t-elle, il existe une « génération entière de jeunes qui grandissent aux États-Unis et sont influencés et intéressés par la culture iranienne. Ils cherchent à trouver un moyen de satisfaire cet intérêt. »
Persis Karim a expliqué que la vie aux États-Unis, un pays d'immigrés, a créé ce qu'elle nomme « une littérature hybride ». Vivre dans un autre pays permet aux gens de « se réinventer et peut-être de re découvrir leurs traditions et de s'approprier un nouveau savoir influencé par leur expérience d'immigrés ».
Cela permet également de se libérer du fardeau de la tradition, en offrant la possibilité aux écrivains de « créer quelque chose de nouveau, dans une nouvelle langue et avec une nouvelle expérience ».
Les ouvres rédigées par les Américaines d'origine iranienne sont présentes « dans toutes les conversations et même au-delà des États-Unis », a-t-elle ajouté car les Iraniens habitent dans le monde entier.
« Je crois que l'impossibilité de pouvoir rentrer en Iran sans problèmes ou inquiétude ou l'incapacité à entretenir un lien régulier avec leur culture poussent ces femmes à parler de leur pays pour créer une relation avec lui», a-t-elle conclu.
17:23 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le Partenariat Asie-Pacifique approuve des projets d'énergie propre
En marge les états Unis tout en intervenant dans le sommet occidenrtal ouest, ils établissent un rapport avec les pays du pacifique.
Le Partenariat Asie-Pacifique approuve des projets d'énergie propre
Proposé par martingrall le 08 11 2006.
La réunion en Ohio de dirigeants de centrales au charbon de six pays.-
Par Cheryl Pellerin
Washington - Les États-Unis et leurs cinq partenaires dans le cadre du Partenariat Asie-Pacifique sur le développement propre et sur le climat ont approuvé près d'une centaine de projets qui remplissent les objectifs fixés en matière d'énergie et d'environnement, ont annoncé des responsables américains le 31 octobre.
Lors de la réunion de cent dirigeants et d'ingénieurs du secteur énergétique des six pays partenaires organisée en Ohio, la sous-secrétaire d'État américaine à la démocratie et aux affaires mondiales, Mme Paula Dobriansky, a indiqué que ces projets représentaient un premier pas pour ce qui était de créer des possibilités d'investissement, de renforcer les capacités locales et de supprimer les obstacles à l'adoption de technologies d'énergie propre.
Pour sa part, le vice-ministre américain de l'énergie, M. Jeffrey Jarrett, a fait part de la décision de son ministère de consacrer 450 millions de dollars, au cours d'une période de dix ans, au financement d'essais aux États-Unis portant sur des techniques de séquestration du carbone.
La séquestration du carbone consiste à capter et à stocker le gaz carbonique (CO2) de manière à retirer de l'atmosphère les excédents de ce gaz à effet de serre produit par l'homme, qui entraîne des changements climatiques. Les essais permettront de déterminer si l'on peut capter et stocker de grands volumes de CO2 sans risque et rentablement.
Le Partenariat Asie-Pacifique
Ce partenariat comprend six pays (l'Australie, la Chine, les États-Unis, l'Inde, le Japon et la République de Corée) et des partenaires du secteur privé. Il vise à atteindre divers objectifs en matière de sécurité énergétique, de réduction de la pollution atmosphérique et de changements climatiques d'une manière qui encourage une croissance économique durable et la réduction de la pauvreté.
« Pour les États-Unis, a indiqué Mme Dobriansky, le Partenariat Asie-Pacifique représente un nouveau degré d'engagement avec de grands pays en ce qui concerne les dossiers importants de l'énergie et de l'environnement. »
D'une durée d'une semaine, cette réunion organisée par la société American Electric Power a porté sur les moyens d'améliorer le rendement des centrales au charbon afin de réduire les émissions de gaz carbonique et d'autres polluants atmosphériques.
Les participants ont visité des centrales afin de voir les améliorations techniques que des entreprises américaines apportent à leurs installations pour en augmenter le rendement et pour en réduire les émissions de gaz carbonique.
Depuis avril, des spécialistes d'organismes fédéraux et du secteur privé ont collaboré avec leurs homologues des cinq autres pays partenaires en vue d'élaborer un plan de travail pragmatique pour atteindre d'une manière intégrée les objectifs en matière d'énergie et d'environnement.
Les objectifs en matière d'énergie et d'environnement
Les quatre-vingt-dix-huit projets intéressent les secteurs de chaque partenaire qui consomment le plus d'énergie, à savoir la production d'électricité, d'acier, de ciment et d'aluminium, les industries extractives, les bâtiments et les appareils électroménagers.
Ils ont trait à l'échange d'informations sur les meilleures méthodes, à la définition des obstacles d'ordre juridique, réglementaire et commercial, ainsi qu'à la préparation de programmes de recherche, de développement et de démonstration.
À cet effet, les partenaires encourageront les moyens de renforcer le rendement des centrales, de découvrir les possibilités de réduire les émissions de gaz à effet de serre autres que le CO2 dans la production d'aluminium, de favoriser le recours à l'énergie solaire, à l'énergie hydroélectrique et à d'autres sources renouvelables d'énergie, de réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant de l'extraction du charbon et de la production de ciment, enfin de construire des bâtiments et de fabriquer des appareils électroménagers qui consomment moins d'énergie.
Ensemble, les États membres du Partenariat Asie-Pacifique représentent près de la moitié de la population mondiale et de l'économie mondiale, ainsi que de l'utilisation de l'énergie et des émissions de CO2 provenant de combustibles fossiles dans le monde.
Les partenaires, a dit Mme Dobriansky, « sont liés par une conception commune de la croissance économique et de la protection de l'environnement qui doivent aller de pair : la croissance économique est la locomotive qui suscite les investissements dans la production de technologies propres, et la prospérité économique est une condition essentielle au développement propre ».
Un aspect remarquable de ce partenariat - qui est le partenariat le plus important entre le secteur public et le secteur privé que les États-Unis aient établi au niveau international - est que le secteur public collabore avec le secteur privé pour trouver des solutions dans les domaines de l'énergie et de l'environnement.
« Aujourd'hui à Columbus (Ohio) », a déclaré Mme Dobriansky le 31 octobre, « nous sommes réunis avec des représentants de la société American Electric Power et avec près de cent dirigeants de centrales et d'ingénieurs des six pays partenaires pour considérer les méthodes nécessaires à l'amélioration du rendement des centrales au charbon et à la réduction des émissions de gaz carbonique ainsi que de la pollution atmosphérique. »
Cette réunion, a-t-elle ajouté, illustre le rôle dirigeant que les entreprises peuvent jouer pour trouver des moyens novateurs d'accroître la croissance économique tout en réduisant la pollution.
Annoncé en juillet 2005, le Partenariat Asie-Pacifique a tenu sa première réunion à Sydney (Australie) en janvier dernier.
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Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Le peuple français convaincu que l'oubli et le mépris des droits naturels de l'homme sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d'exposer dans une Déclaration solennelle ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens, pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer et avilir par la tyrannie; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté, de son bonheur, le magistrat la règle de ses devoirs, le législateur l'objet de sa mission.
En conséquence, il proclame en présence de l'Être suprême, la déclaration suivante des droits de l'homme et du citoyen.
Article premier. - Le but de la société est le bonheur commun. Le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles.
Art. 2. - Ces droits sont l'égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.
Art. 3. - Tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi.
Art. 4. - La loi est l'expression libre et solennelle de la volonté générale, elle est la même pour tous; soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société; elle ne peut défendre que ce qui lui est nuisible.
Art. 5. - Tous les citoyens sont également admissibles aux emplois publics, les peuples libres ne connaissent d'autres motifs de préférence dans leurs élections que les vertus et les talents.
Art. 6. - La liberté est le pouvoir qui appartient à l'homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui: elle a pour principe, la nature; pour règle: la justice; pour sauvegarde: la loi; sa limite morale est dans cette maxime: Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu'il te soit fait.
Art. 7. - Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s'assembler paisiblement, le libre exercice des cultes ne peuvent être interdits. La nécessité d'énoncer ces droits suppose ou la présence, ou le souvenir récent du despotisme.
Art. 8. - La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres, pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés.
Art. 9. - La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l'oppression de ceux qui gouvernent.
Art. 10. - Nul ne doit être accusé, arrêté, ni détenu, que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites, tout citoyen appelé ou saisi par l'autorité de la loi doit obéir à l'instant; il se rend coupable par la résistance.
Art. 11. - Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique: celui contre lequel on voudrait l'exécuter par la violence a Je droit de le repousser par la force.
Art. 12. - Ceux qui solliciteraient, expédieraient, signeraient, exécuteraient ou feraient exécuter des actes arbitraires, sont coupables et doivent être punis.
Art. 13. - Tout homme jugé étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.
Art. 14. - Nul ne doit être jugé et puni, qu'après avoir été entendu ou légalement appelé, et qu'en vertu d'une loi promulguée antérieurement au délit. La loi qui punirait des délits commis avant qu'elle existât, serait une tyrannie: l'effet rétroactif donné à la loi serait un crime.
Art. 15. - La loi ne doit décerner que des peines strictement et évidemment nécessaires: les peines doivent être proportionnées au délit et utiles à la société.
Art. 16. - Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie.
Art. 17. - Nul genre de travail, de culture, de commerce, ne peut être interdit à l'industrie des citoyens.
Art. 18. - Tout homme peut engager ses services, son temps, mais il ne peut se vendre ni être vendu. Sa personne n'est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité; il ne peut exister qu'un engagement de soins et de reconnaissance entre l'homme qui travaille et celui qui l'emploie.
Art. 19. - Nul ne peut être privé de la moindre portion de sa propriété, sans son consentement, si ce n'est lorsque la nécessité publique légalement constatée l'exige et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.
Art. 20. - Nulle contribution ne peut être établie que pour l'utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l'établissement des contributions, d'en surveiller l'emploi, et de s'en faire rendre compte.
Art. 21. - Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler.
Art. 22. - L'instruction est le besoin de tous. La société doit favori-
ser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique et mettre l'instruction à la portée de tous les citoyens.
Art. 23. - La garantie sociale consiste dans l'action de tous pour assurer à chacun la jouissance et conservation de ses droits: cette garantie repose sur la souveraineté nationale.
Art. 24. - Elle ne peut exister, si les limites des fonctions publiques ne sont pas clairement déterminées par la loi, et si la responsabilité de tous les fonctionnaires n'est pas assurée.
Art. 25. - La souveraineté réside dans le peuple. Elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.
Art. 26. - Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d'exprimer sa volonté avec une entière liberté.
Art. 27. - Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l'instant mis à mort par les hommes libres.
Art. 28. - Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.
Art. 29. - Chaque citoyen a un droit égal de concourir à la formation de la loi et à la nomination de ses mandataires ou de ses agents. Art. 30. - Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions, ni comme des récompenses, mais comme des devoirs.
Art. 31. - Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n'a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.
Art. 32. - Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l'autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu, ni limité.
Art. 33. - La résistance à l'oppression est la conséquence des autres droits de l'homme.
Art. 34. - Il y a oppression contre le corps social lorsqu'un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.
Art. 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
14:35 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Peu de changement a prévoir pour la politique extérieure des Etats Unis
Martingrall le 14 11 2006 L'effet du résultat des élections sur la politique étrangère des É.-U.
Peu de changements sont à prévoir.
Par Michelle Austein
Washington - Selon l'ambassadeur des États-Unis auprès du Royaume-Uni, M. Robert Tuttle, il y a eu, historiquement, peu de changements soudains de la politique étrangère américaine après des élections.
« Le président conçoit la politique étrangère et elle est mise en ouvre par le secrétaire d'État. Conséquemment, la direction de la politique étrangère continuera de relever de la responsabilité du président Bush jusqu'à ce qu'il quitte la Maison-Blanche, en janvier 2009. »
M. Tuttle a discuté des effets potentiels des récentes élections de mi-mandat lors d'une discussion en ligne organisée le 9 novembre.
« Tous les présidents, y compris le président Bush, consultent le Congrès au sujet de la direction à imprimer à la politique étrangère », a ajouté M. Tuttle.
Même si certains responsables clés des prises de décisions risquent de changer - par exemple, il y aura de nouveaux chefs de file au Congrès et à la tête du ministère de la défense - les grands objectifs de la politique étrangère restent les mêmes.
Les élections n'engendreront pas de changement de la politique des États-Unis en Irak, a affirmé M. Tuttle. « Comme le président Bush l'a affirmé durant sa conférence de presse (...) nos objectifs en Irak n'ont pas changé, mais il est sans cesse en train d'examiner nos décisions tactiques sur le terrain. »
Les pouvoirs exécutif et législatif devront s'entendre sur divers dossiers nationaux et internationaux, a expliqué M. Tuttle, parce que toutes les lois doivent être approuvées par la Chambre des représentants et le Sénat avant d'être promulguées par le président.
De plus, chaque chambre a des pouvoirs et des responsabilités uniques. Ainsi, seule la Chambre des représentants peut faire des propositions de lois concernant l'affectation des fonds publics. Le Sénat a le pouvoir d'approuver les nominations que fait le président à des postes élevés,
notamment les ministres, les ambassadeurs et les juges fédéraux. Le Sénat ratifie également les traités négociés par le président.
Un gouvernement divisé, à savoir une situation dans laquelle un parti politique domine au moins une chambre du Congrès pendant que le président appartient à l'autre parti, n'est pas une chose rare et ne dérange pas les Américains, a affirmé M. Tuttle, ajoutant que depuis 1950, il y avait eu plus de gouvernements divisés que de gouvernements unis.
« L'histoire montre que c'est durant les années où le gouvernement était divisé que certaines lois capitales ont été adoptées par le Congrès et promulguées par le président. »
08:30 Publié dans journalisme collaboratif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.11.2006
La France est un Aquarium
Je le reconnais un peu vieillot, traditionnellement Français
Seule la Façade est transparente!
Tiens pendant que j'y pense!
Si on faisait la guerre pour mieux vivre
Article proposé par Martingrall le 10 11 2006.
Certes un peu long! Comme un devoir de W.E
Decodez pas! Je ramasse les copies
Un bilan de l’Intelligence Economique en France,
par Christian Harbulot
Interview de Christian Harbulot,
Fondateur et Directeur de l’Ecole de guerre économique à Paris.
Vous êtes le pionnier français de l’approche guerrière de l’intelligence économique, pouvez vous nous expliquer le vocabulaire employé en France: intelligence économique, guerre économique, espionnage
économique et dernièrement patriotisme économique
Pour une approche exhaustive de ces définitions, il est bon de consulter le référentiel sur l’Intelligence économique qui a été réalisé sous l’égide d’Alain Juillet. Nous attendons toujours qu’il soit officialisé selon les critères administratifs appliqués par le Secrétariat Général de la Défense Nationale. N’oublions pas que le mandat donné par l’ancien Premier Ministre Raffarin à Alain Juillet portait en priorité sur la formation. Espérons que l’actuel Premier Ministre Dominique de Villepin soit assez énergique auprès de sa haute administration pour se faire obéir sur ce point crucial.
Je me contenterai simplement de préciser que la déclinaison actuelle de l’intelligence économique dans l’entreprise, dans les territoires et à l’intérieur de l’appareil d’Etat soulève le problème de la stratégie des acteurs. Le passage progressif à un management global de l’information dans les organisations est encore un vœu pieux. L’étude réalisée par Thalès consulting sur la perception des besoins des entreprises démontre qu’il existe beaucoup d’interrogations mais peu de solutions sont mises en œuvre pour y répondre. Le découplage entre développement et affrontement prédomine encore dans la mentalité des directions générales des groupes du CAC 40. Celles-ci ont la capacité de gérer les crises informationnelles suscitées par les annonces d’OPA comme ce fut le cas ces derniers mois. En revanche, elles se montrent beaucoup plus vulnérables dans les confrontations économiques hors de leurs zones traditionnelles d’influence. Les échecs récents de nos entreprises en Chine, en Inde et en Arabie saoudite sont autant d’indicateurs de failles importantes dans les stratégies d’approche géoéconomique de ces marchés et donc dans leur management de l’information.
Mais je souhaite attirer votre attention su un problème qui vient en amont de cette question. Dans les hautes sphères étatiques et patronales, personne ne semble se donner la peine de lire la littérature qui nous vient du monde anglo-saxon et de décrypter les prises de position du monde asiatique sur ce sujet crucial. Sans trahir le contenu d’un article que je vais publier en avril dans le revue de Défense nationale, je tiens à indiquer que l’émergence de la problématique du patriotisme économique ne fait qu’officialiser une dynamique de rapports de force qui existe depuis le début de la mondialisation des échanges. Fernand Braudel a été un des premiers à nous expliquer qu’il existe en fait deux types d’économie: celle du marché et celle des Etats. La première va plus vite, elle invente constamment de nouveaux systèmes pour fluidifier l’échange. La seconde est plus lente car ses impératifs ne sont pas les mêmes,: elle ne vise pas à enrichir des individus mais à assurer les subsistances d’une population sur un territoire. Contrairement aux idées reçues, les objectifs de la première économie ne sont pas toujours concordants avec ceux de la seconde. Refuser d’admettre cette évidence, c’est ne rien comprendre aux stratégies de puissance géoéconomiques affichées plus ou moins ouvertement par les Etats-Unis, la Chine ou la Russie. Et par conséquent, c’est faire l’impasse sur les mutations que la société de l’information induit sur les méthodes de management dual.
- Vous ne voyez pas que votre approche de "la guerre économique" est réservée seulement aux grands comptes, et par la même exclut les PME du jeu?
Votre question ne tient pas compte d’un point essentiel: la guerre économique au sens où la définissent les Américains et les Chinois se mène au niveau d’un pays et non au niveau des entreprises quelque que soit leur taille. Cela signifie que le pouvoir politique à la tête de ce pays soit capable de définir, à moyen et long terme, des objectifs précis et des priorités dans les actions à entreprendre. Les dossiers des industries de défense, de l’énergie, des matières premières, de l’eau, de la compétition agricole et agroalimentaire, de l’industrie de la santé, le contrôle des axes de circulation maritime, des transports, les verrous constitués par les places boursières, la maîtrise des flux financiers, notamment issus du blanchiment de l’argent (et la liste est encore longue) constituent des enjeux de puissance qui dépassent le strict cadre de l’activité des entreprises. Ils relèvent à la fois de l’économie du marché et de la géoéconomie des puissances. La grille de lecture que j’essaie de bâtir avec d’autres pour étudier la nature et l’évolution des affrontements économiques, a pour objectif l’étude des stratégies de préservation et d’accroissement de puissance des Etats. Comme le précisait si justement le Congrès des Etats-Unis, une entreprise est américaine, si elle sert l’intérêt des Etats-Unis. Le jour où les dirigeants politiques français sauront de nouveau définir comme ce fut le cas pour le général de Gaulle ce qu’est l’intérêt français et ce que doit être l’intérêt européen, on aura fait un grand pas dans la compréhension du sujet.
- Après les rapports Martre et Carayon, quel est le bilan de l’IE en France actuellement?
Nous en sommes encore à la phase 1, c’est-à-dire la sensibilisation. C’est le cas à l’intérieur de l’appareil d’Etat où les grands caciques de l’administration feignent de ne pas comprendre à quoi peut servir une approche moderne du management de l’information.
Autrement dit les démarches interministérielles se heurtent encore à une vision archaïque de la mission du service public dans la manière de servir la France dans les affrontements économiques entre puissances. Il faut saluer la persévérance d’Alain Juillet qui marque des points dans un environnement peu coopératif. Des progrès notables ont été accomplis dans le domaine défensif. Il est logique que nous ayons commencé par là car la culture française est dominée par la volonté de protéger le patrimoine économique du pays. La démarche entreprise par le directeur de la gendarmerie nationale a donné un coup de fouet à la manière de cartographier les menaces sur l’ensemble de notre tissu économique. Cette procédure est inscrite dans le temps et aucune alternance politique ne pourra la détruire. Elle crée même un esprit d’émulation au sein du Ministère de l’Intérieur qui commence enfin à coordonner les informations de ses services dans le domaine de la sécurité économique.
La Direction de la Surveillance du Territoire est aussi en train d’opérer une réforme interne prometteuse dans ce domaine.
- Est ce que vous estimez que les pôles de compétitivité seront un moteur de l’intelligence économique?
Les pôles de compétitivité sont un beau projet sur le papier. Mais ce projet est très fragile. Le saupoudrage des crédits révèle pour l’instant une incapacité à fixer des priorités géoéconomiques et technologiques sur lesquelles le gouvernement investit de manière déterminante. Tant que la préoccupation l’électorale l’emportera sur l’intérêt de puissance, aucun progrès décisif ne pourra être réalisé. Les pôles de compétitivité ne doivent non plus se traduite en course aux subventions. Les politiques à la tête des régions et des conseils généraux ont une lourde responsabilité dans ce dossier. Une veille très attentive doit être réalisée pour vérifier qui fait quoi et quels résultats ont été obtenus. Je remarque à ce propos qu’il n’existe toujours pas de site Internet recensant l’usage qui est des crédits européens afin d’évaluer la performance des élus ou leur incapacité à utiliser ces crédits qui repartent alors à Bruxelles. L’avenir des pôles de compétitivité est lié à notre capacité collective de suivre le déroulement des projets. Les élus ne seront performants que si ils identifient un risque électoral. Il est regrettable d’en arriver à ce mécanisme de pression mais l’enjeu est trop important. N’oublions pas qu’il s’agit de donner un élan à la compétitivité des territoires confronté à une compétition mondiale particulièrement périlleuse.
- Pouvez vous nous donner une esquisse de la position française en matière d’intelligence économique par rapport à ses homologues européens, japonais et américains?
Il existe deux catégories de pays: ceux qui cherchent à accroître leur puissance et ceux qui n’en ont pas identifié le besoin. Les premiers sont plus dynamiques que les seconds. C’est une des conclusions sous-jacentes du rapport Martre qui a été rédigé en 1992. Accroître la puissance géoéconomique d’un pays ne signifie pas forcément mettre en œuvre une politique économique à vocation impérialiste. Il s’agit en premier lieu de déterminer nos besoins pour donner à ce pays des capacités de développement dans un monde complexe et conflictuel. Pour ce faire, nous devons passer très vite à la phase 2, c’est-à-dire à la phase offensive souhaitée par les dirigeants d’entreprise. Cela ne sera possible que lorsque les idées seront claires. J’entends par là la nécessité de sortir des faux débats du genre les entreprises n’ont pas besoin de l’Etat et l’Etat ne veut pas s’intéresser aux entreprises.
- Comment voyez vous le futur de l’IE en France?
Au cours des 15 dernières années, l’intelligence économique a résisté à plusieurs épreuves douloureuses, en particulier aux incompréhensions de Premiers Ministres comme Pierre Bérégovoy qui ne donna pas suite aux initiatives innovantes d’Edith Cresson, d’Alain Juppé qui ne s’est pas intéressé au Comité pour la Compétitivité et la sécurité économiquecréé par Edouard Balladur et à l’autisme de Jospin durant son mandat à Matignon. En étant un peu ironique, je dirai que c’est un résultat encourageant. L’avenir de l’intelligence économique dépend d’abord des Françaises et des Français qui en saisiront l’intérêt dans leur activité professionnelle. Cela peut sembler élémentaire mais c’est le bon sens qui parle. Autrement dit, la longue marche est loin d’être terminée...
Interview de Bernard Carayon : intelligence économique et patriotisme économique
Le monde économique européen a été secoué depuis plusieurs mois par des événements qui remettent en cause une politique européenne de la concurrence plus dogmatique que pragmatique, et l’abandon de toute politique industrielle - les inquiets peuvent l’appeler autrement - par les Etats européens: le lancement, avéré ou non, d’OPA hostiles sur de grandes entreprises européennes, l’annonce de la fin du pétrole ou en tout cas de l’énergie bon marché, la découverte que nos partenaires compétiteurs ont mis en place un protectionnisme discret mais efficace. La mission que le Premier ministre m’a confiée doit également prendre en compte les termes du débat en cours sur le patriotisme économique, une expression que j’avais d’ailleurs mise en évidence, dès 2003, dans mon précédent rapport.
L’objectif de cette mission est donc triple. Evaluer l’apport informationnel de l’Etat aux entreprises, notre capacité à influer dans les organisations internationales, par exemple celles où se forment les normes, et enfin, et surtout, trouver les modes d’organisations et d’actions qui nous mettront à armes égales avec nos partenaires compétiteurs.
Pouvez-vous nous expliquer le «changement de vocabulaire» qui a été utilisé depuis l’été 2005: patriotisme économique vs intelligence économique?
Il n’y a pas de changement de vocabulaire, mais prolongement dans un autre champ sémantique. Le patriotisme économique était jusqu’ici une valeur partagée dans la plupart des pays à l’exception de la France, que cette expression soit ou non reprise d’ailleurs. Le rapport que j’ai remis en 2003 et le travail administratif qui s’est engagé ensuite ont permis un début de réflexion et d’action - certes encore très frileux, certes parfois maladroit- au sein des administrations. Le regard sur les pratiques comparées de nos partenaires a permis une prise de conscience de la haute fonction publique et a décomplexé bon nombre d’acteurs économiques et universitaires. Le patriotisme économique appartient aujourd’hui au discours politique assumant la mise en œuvre d’une politique publique d’intelligence économique.
Depuis votre rapport en 2003, pensez-vous que l’IE ait connu des progrés (quantitatifs et qualitatifs) en France? Quelles sont les lacunes qui persistent encore?
L’actualité depuis la publication de mon premier rapport a confirmé la pertinence du concept d’intelligence économique et la nécessaire mise en place d’une politique publique, cohérente et concertée, en la matière. Certaines barrières subsistent néanmoins. Ces barrières sont de plusieurs ordres: barrières culturelles - trop souvent en France, l’intelligence économique reste cantonnée aux méthodes éprouvées de veille ou assimilée à de l’espionnage («intelligence» en français); barrières institutionnelles aussi -le cloisonnement des administrations entre elles ainsi que leur «imperméabilité» au secteur privé ont trop longtemps pénalisé la mise en place en France d’une politique de convergence d’intérêts entre le public et le privé, autour d’objectifs stratégiques définis en commun.
Un haut responsable a été nommé qui a beaucoup travaillé à la sensibilisation des administrations. Mais nous manquons encore de l’approche stratégique nécessaire. Elle a été esquissée à travers l’AII mais la mutualisation des expertises publiques et privées - entreprises, acteurs sociaux, think tank - n’est pas encore devenue la règle. L’intelligence économique n’a pas encore acquis en France la place qu’elle devrait occuper, la place -pour tout dire- politique, à l’instar des grands pays occidentaux de tradition libérale.
On constate, dans vos apparitions ainsi que dans vos interventions, que vous mentionnez à plusieurs reprises le cas de Gemplus et plus particulièrement le fond In-Q-Tel? Pourquoi? D’ailleurs, vous semblez préconiser l’approche américaine en matière d’IE?
Les Etats-Unis sont depuis longtemps précurseurs en matière d’intelligence économique et de sécurité économique sur leur territoire. Avec des outils tels qu’In-Q-Tel, l’Advocacy Center, le Committee on Foreign Investments in the United States (CFIUS) mais également un arsenal législatif approprié et performant, l’amendement Exxon-Florio, le Cohen Act, la Small Business Administration, les Etats-Unis ont compris depuis longtemps que leurs entreprises participent à leur politique de puissance sur la scène internationale.
Nous devons nous inspirer de ces exemples et de quelques autres issus d’autres pays pour faire évoluer notre législation et nos pratiques. Ce sera d’ailleurs une part des préconisations du rapport que je remettrai dans un mois au Premier ministre. C’est également dans cet objectif que j’ai déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi, soutenue par 260 députés, relative à la protection des informations économiques. Elle s’inspire directement du Cohen Act en vigueur aux Etats-Unis, et permettra une meilleure protection de l’information pour les entreprises françaises en créant un véritable droit du secret des affaires.
Est-ce que vous estimez que l’interventionnisme de l’Etat francais (notamment dans le cas de Danone) est l’une des causes de ce retard en matière d’intelligence économique, contrairement aux Etats-Unis?
Permettez-moi de préférer la notion depatriotisme économique à un supposé interventionnismede l’Etat français, forcément négatif. Notre retard s’explique par le fait que ni les entreprises, ni même l’Etat n’ont conscience que toutes les grandes nations sont mues par le patriotisme économique. Les Etats-Unis passent toujours pour le parangon du libéralisme mondial, ce qui est juste... sauf à l’intérieur de leurs frontières. Contrairement à ce que l’on croit généralement, les Etats-Unis sont peu interventionnistes à l’intérieur, mais le sont beaucoup vis-à-vis de l’extérieur. Le tabou de la dictature des marchés a enfin été levé, et la réflexion sur un nécessaire rôle des Etats est en passe de trouver sa pleine légitimité. Le devoir de l’Etat, le rôle du patriotisme économique, est d’humaniser la mondialisation. Protéger nos emplois, défendre nos intérêts économiques, mieux anticiper notre avenir industriel me semblent faire partie de nos priorités vitales. Une politique publique d’intelligence économique fournit une stratégie au service d’un objectif, la paix économique et guidée par un principe, le patriotisme économique. C’est l’originalité française en la matière, et le sens de mon combat depuis trois ans.
Vous opposez souvent la veille à l’IE, alors que la veille est une composante à part entière de la politique d’IE, tout comme le lobbying: des explications?
L’intelligence économique, comme politique publique, n’a pas d’objet si le marché est pur et parfait; si les critères qui fondent l’économie libérale, l’équilibre entre l’offre et la demande, la transparence des marchés, sont respectés. Il faut bien distinguer les outils et la politique: l’intelligence économique est une politique publique généraliste, qui mobilise un ensemble de procédés et de compétences. La veille fait bien évidemment partie de ces outils, mais l’intelligence économique ne peut se réduire à l’étude, vieille comme le monde, des environnements technologiques, concurrentiels ou géoéconomiques. Je note d’ailleurs qu’en tant qu’outil, l’intelligence économique comprend aussi des aspects offensifs, notamment le lobbying que vous citez, mais également la communication, la stratégie, le marketing... que la veille n’englobe pas. Cet amalgame entre outils et politique publique explique, à mon sens, les inerties françaises (rapport Martre en 1994).
Un mot sur la problématique de l’emploi en intelligence économique, avec notamment le nombre croissant des diplômés de cette discipline?
La formation est un enjeu primordial. Elle fait d’ailleurs partie des quatre piliers de la politique publique d’intelligence économique (à l’instar de la compétitivité, de la sécurité et de l’influence). Je vous renvoie sur ce sujet aux propositions 24 à 28 de mon premier rapport au Premier ministre[1]. Le survol de l’offre en enseignement supérieur de l’intelligence économique en France reste aujourd’hui encore mitigé: l’explosion du nombre de formations va de pair avec leur hétérogénéité.
La labellisation des enseignements est fondamentale pour que cette discipline soit reconnue comme telle dans un monde universitaire très sélectif où n’ont droit de cité que des enseignants ayant les titres nécessaires. La sélection des enseignants issus du monde professionnel reste la plus difficile: moins pour ceux issus de la fonction publique que pour ceux issus de l’entreprise. Le monde des consultants en intelligence économique est, hélas, hétérogène, et c’est dans leur sélection que résidera la vraie difficulté, le véritable enjeu aussi, pour être crédible tant auprès des universités que des grandes écoles.
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Une vidéo pirate met Ségolène Royal dans l'embarras
Une vidéo diffusée sur Internet montre Ségolène Royal exiger des professeurs une présence de 35 heures dans les collèges pourcombiner cours et soutien scolaire gratuit. Les syndicats restent discrets alors que la primaire socialiste s'achève le 16 novembre.
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Une vidéo de Ségolène Royal à propos des professeurs des collèges, diffusée sur internet à une semaine de la primaire socialiste, pourrait lui causer du tort auprès des enseignants, nombreux dans les rangs du PS. Cette séquence, extraite d'une table ronde avec des militants à Angers le 21 janvier 2006, circule depuis jeudi, présentée par ses diffuseurs, inconnus, comme "le plan caché" de Ségolène Royal. Elle y expose une proposition qu'elle juge "révolutionnaire" : exiger des professeurs une présence de 35 heures dans les collèges pour combiner cours et soutien scolaire gratuit. Toutefois, elle déclare ne pas vouloir "encore la crier sur les toits" pour ne pas "prendre des coups" de la part des syndicats enseignants. Redoutant d'être "instrumentalisés", ces derniers, pourtant en net désaccord, ont réagi prudemment à ce qui fait figure, aux yeux des partisans de Ségolène Royal, de "rouerie de fin de campagne".
La présidente de Poitou-Charentes pourfend aussi dans cette vidéo les enseignants du public qui complètent leurs revenus auprès d'entreprises de soutien scolaire "cotées en bourse" mais qui n'ont "pas le temps" d'assurer gratuitement du soutien dans leurs établissements. Arnaud Montebourg, fervent soutien de Ségolène Royal, a de son côté tenté de faire dériver le débat sur ce thème, "la marchandisation du soutien scolaire", assurant également que "la question des conditions de travail des professeurs", de leurs "rémunérations et de leur revalorisation" et de leur "présence" dans les établissements font "partie des choses qu'il faut mettre sur la table". Interrogé vendredi, Laurent Fabius, rival avec Dominique Strauss-Kahn de Ségolène Royal, a condamné cette diffusion. "Il ne faut pas taper en-dessous de la ceinture", a-t-il dit sur Europe 1, en précisant ne pas avoir vu les images. Le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis s'est quant à lui montré plus ironique. "Si elle ne l'a pas dit, il n'est pas tolérable de faire courir des bruits" et "si elle l'a dit, le moins qu'on puisse dire c'est que ce n'est pas tout à fait le programme socialiste", a-t-il déclaré à l'AFP.
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